Memoires pour servir, etc., t. II, p
2. Inattendue, meme pour M. Henri Martin. Histoire de France, 4 8 edition, t. XII, p. 84.
Z.Jacqueline Pascal, p. 39.
jans6niste. Nous nous en servirons pour achever le portrait de la c61ebre reTormatrice. Saint Frangois de Sales n'approuvait pas la rigueur de la reforme introduite a Port-Royal et aMaubuisson, et il en donnait cette raison que tant d'austerite" rebutait bien des ames. Ne vaudrait-il pas mieux, disait-il, ne pas prendre de si gros poissons et en prendre davantage ? Une fois resoluea vivre en parfaite religieuse, Angelique avaittourne vers sa propre reformation et celle de ses soeurs toute l'6nergie de son caractere. Dans 1'ardeur de son zeletrop press6, elle aurait voulu voir aussilot refleurirles beaux ages de la vie monastique. Le saint lui 6crivait :
ma fille, non, je vous prie, ne croyez pas que 1'ceuvre que nous avons entreprise de faire en vous puisse etre sitot faite. Les cerisiers portent bientot leurs fruits, parce que leurs fruits ne sont que des cerises de peu de duree ; mais les palmiers, princes des arbres, ne portent leurs dattes que cent ans apres qu'on les a plantes, ce dit-on. Une mediocre vie se peut acquerir en un an ; mais la perfection a laquelle nous pretendons, 6 Dieu ! ma chere fille, elle ne peut venir en plusieurs annees, parlant de la vie ordinaire (1).
Impatiente de voir 1'ceuvre faite, Tabbesse de Port-Royal 6tait immode'rSe dans les privations qu'elle s'imposait. Frangois de Sales la reprend ainsi :
Manger peu, travailler beaucoup, avoir beaucoup de tracas d'esprit et refuser le dormir au corps, c'est vouloir tirer beaucoup de service d'un cheval qui est efflanque, et sans le faire repaitre (2). Ne vous chargez pas trop de veilles et d'austerites ; et croyez-moi, ma chere fille : car j'entends bien ce que je dis en ceci : mais allez au port royal de la vie religieuse par le chemin royal de dilection de Dieu et du prochain, de 1'humilite et de la debonnoirete (3).
I/humilite" et la d6bonnairet6 ne formaient pas prScisSment le fond du caractere de la mere Angelique. Les passages sui-
vants des Lettres nous 1'indiquent assez.
1. Lettres de saint Francois de Sales, etc. Paris, MDCGLYIII, t. IV, lettre CCGCXLIX. 2. Lettre ccccxxxvi. 3. Lettre ccccxxxtv.
ft Je vois clairement cette fourmiliere d'inclinations que 1'amourpropre nourrit et jette sur votre coeur, ma tres-chere fille, et sgai fort bien que la condition de votre esprit subtil, delicat et fertile, contribue a cela (1).., Aniraez continuellement votre courage d'humilite (2)...
Digne enfant de Yeloquente famille, Angelique mettait quelque orgueil a bien parler et a bien e"crire. Et saint Frangois lui disait :
.... Es discours, certes quelquefois 1'affectation passe si insensiblement, qu'on ne s'en apergoit presque pas... mais es lettres, a la verite cela est un peu, aias beaucoup plus insupportable; car on voit raieux ce que Ton. fait (3)... Ne prenez point garde a bien batir vos lettres pour me les envoyer : car je ne cherche point les beaux edifices, ni le langage des anges ; ains les nids de colombes, et le langage de la dilection (4).
L'abbesse de Port-Royal manquait aussi de debonnairete" :
Prenez bien garde a ce qui pent offenser le prochain, et a ne rien decouvrir de secret qui lui puisse nuire (5)... Prenez bien garde, ma tres-chere fille, a ces mots de sot et de sotte, et souvenez-vous de la parole de Notre-Seigneur : qui dira a son frere Raca, etc., etc... Apprivoisez petit a petit la vivacite de votre esprit a la patience, douceur ct affabilite parmi les niaiseries, enfances et imperfections feminines des soeurs qui sont tendres sur elles-memes, et sujettes a tracasser autour des oreilles des Meres (6)... Mais, voyez-vous, ma tres-chere fille, vouslui etes un peu trop severe a la pauvre fille ; il ne lui faut point tant faire de reproches, puisqu'elle est fille de bons desirs (7).
Le saint directeur voyait avec d6plaisir que sa tres-chere fille manquait de cette Iranquillite et de cette egalite d'arae, de cette joie modeste, de cette simplicite enfanline qu'il cherissait tant, et il lui recommandait avec instance ces aimables vertus.
1. Lettre DCLXXIV. 2. Lettre ccccxxxiv. 3. Lettre DCLXXIV. 4. LeLtre CCCGXJI. 5. Lettre CCCGLXV. 6. Lettre ccccxxxvi. 7. Leltre CCCGLXXX.
... Gette grande activite naturelle vous fait senlir une grande vicissitude de saillies (I)... Elle (votre ame) est continuellement agitee des vents et des passions, et par consequent elle est toujours en braille (1),.. Parsemez toutes les pieces de votre conversation, tant iuterieures qu'exterieures, de sinccrite, de douceur et allegresse, suivant 1'avis de 1'Apotre : Rejouissez-vous toujours en Notre-Seigneur ; je vous dis derechef, rejouissez-vous ; et que volre modestie soit connue de tons les hommes. Et s'il est possible, soyez egale en humeur ; et quo toutes vos actions se ressentent de la resolution que vous avez faite d'aimer constamment 1'amour de Dieu... Quand je dis grave (en parlant de Ja joie qu'il lui conseille) je ne dis pas murne, ni affectee, ni sombre, ni dedaigneuse, ni altiere ; raais je veux dire sainte et charitable (3). Dieu, ma fille ! je vois vos enlorlillements clans ces pensees de vanite, la fertiiite jointe a la subtilite de votre esprit prete la main a ces suggestions : mais de quoi vous mettez-vous en peine ? Les oiseaux venaient bequeter sur le sacrifice d'Abraham : que faisaitil? Avec un rameau qu'il passait souvent sur 1'holocauste, il les chassait... Accoutumez-vous a parler un peu tout bellement, et a aller, je veux dire marcher tout bellement, a faire tout ce que vous ferez, doucement et tout bellement, et vous verrez que dans trois ou quatre ans vous aurez range tout a fait cette si subite soudainete (4)...
Cette lettre est date"e du 4 fevrier 1620. G'etait la premiere que le saint ecrivait a la mere Angelique apres la mort d'Antoine Arnauld, arrivee le 29 decembre 1619 ; il dSbutait par d'exquises paroles de consolation dont voici la fin :
... A mesure que Dieu tire a soi, piece apres piece, les thresors que notre cceur avait ici-bas, c'est-a-dire ce que nous y affeotionnions, il y tire notre cceur meme; et puisqueje n'aiplus de pe're en terre, dit saint Frangois, je dirai plus librement, notre Pe're qui es e's deux. Ferme, ma tres-chere fille, tout est a nous, et nous sommes a Dieu.
Dans Fargument d'une de ces lettres adressees a 1'abbesse de Port-Royal, le vieil editeur s'ecrie : Que cette abbesse eut ete heureuse si elle ne se fut jamais eloignee de Tesprit de saint Frangois de Sales (5) ! Helas ! il y avait entre Fesprit du Bienheureux et celui de sa fille opposition complete. Saint Frangois de Sales ecrivait a Fabbesse d'une maison reforme~e de son diocese :
i. Lett. GCGCXLIX. - 2. Lett. DGLXXIV. - 3. Lett. GGGGXXXIV. - 4. Lett. CCGGLXV. 5. Lett, ccccxxxiv.
L'humilite, la simplicite de coeur et affection, et la soumission d'esprit, sont les solides fondements de la vie religieuse... J'aimerais mieux que les cloitres fussent remplis de tous les vices que du peche d'orgueil et de vanite... On ne saurait rien faire d'un esprit vain et plein de 1'esprit de soi-raeme ; il n'est bon ni a soi, ni aux autres. Madame, le soin que vous devez avoir de ce grand ouvrage doit etre doux, gracieux, compatissant, simple et debonnaire. Et, croyez-moi, la conduite la plus parfaite est celle qui approche le plus pres de 1'ordre de Dieu sur nous, qui est plein de tranquillite, de quietude et de repos, et qui, en sa grande activite, n'a pourtant aucune emotion, et se fait tout a toutes choses.
Que Tabbesse de Port-Royal avec ses vicissitudes de saillies, son esprit subtil et de'licat, son dme toujours en branle, sa subite soudainete, son affectation es dhcours et es lettres, son impatience a supporter le prochain, avec son refus de dormir au corps, ses entortillements dans les pense'es de vanitd, et sa fourmiliere d' inclinations que V amour-propre nourrissait en elle, eiait eloignee de cette humilit et simplicite de coeur, de cette soumission d'esprit, de ce soin doux, gracieux, compatissant et d6bonnaire, de cette tranquillity, de ce repos recommande's par le saint 6v6que ! Une direction de crainte et de tremblement, une tbe"ologie de terreur, un mysticisme obscur et exub6rant, allaient mieux h sa nature que la maniere du Bienheureux toute d'amour, de lumiere, de joie tranquille et d'abandon filial. Oh ! que la gloire de Port-Royal eut 6t6 pure, et son influence salutaire, si 1'esprit du saint qui flotte un moment sur ses origines, s'y fut repos6 pour toujours ! Mais la douce et riante figure de Frangois de Sales cesse bient6t d'illuminer le cloitre de la mere Angelique : voici venir Jans6nius et le sombre Saint-Cyran, I'homme fatal.
'jSglise catholique k la fin du seizieme siecle. Situation rcligieuse de la France dans les premieres annees du dix-septieme siecle. Le saint et le sectaire. Du Vergier de Hauranne et Jansenius : leur etroite liaison, leur projet de reforme. Jansenius d'apres sa correspondance.
Bossuet 1'a dit : Si on considers Thistoire de PEglise, on verra que toutes les fois qu'une h6r6sie 1'a diminu6e, elle a r<par6 ses pertes, et en s'Stendant au dehors, et en augmentant au dedans la lumiere et la pi&t6, pendant qu'on a vu secher en des coins 6cart6s les branches couples (1). Cette loi ne s'est peut-etre jamais v6rifi6e avee une 6vidence plus incontestable qu'a la fin du seizieme siecle. En 1564, dix-huit ans apres la mort de Luther, Paul IV confirraait solennellement le concile de Trente : 1'erreur 6tait a jamais confondue ; le dogme catholique glorieusement veng6 ; les doutes souleves infailliblement tranches ; les \'6rit6s obscurcies remises en pleine lumiere ; la morale redressee et la discipline ramenee a la s ainte vigueur des premiers ages. Les novateurs avaient cru aneantir TEglise romaine, et cette Eglise, apres avoir subi leurs violentes attaques, apparaissait au monde avec un eclat nouveau. Contemplons de pres et un peu dans le detail ce spectacle dont nous allons entendre bientot nier audacieusement 1'admirable realit6.
Pie V m6rite par 1'eminenee de ses vertus le titre de saint ; il applique partout avec sagesse et fermete les prescriptions du concile de Trente ; il anne et b6nit don Juan d'Autriche : 1'Eglise lui doit sarcformeet 1'Europela victoire de L6pante. GregoireXII
1. Discours sur L'histoire universelle, seconde partie, ch. xxvi.
restaure l'6tude des sciences ecclesiastiques. SixteV donne a la politique du saint-siege une impulsion 6nergique et habile; a ses Etats,l'ordre,le travail, la prospe>it6 ; a Rome, des monuments aussi utiles que magnifiques. II rappelle Innocent III par son grand caractere, et Leon X par son gout eclaire pour les beaux-arls.
Lorsque Clement VIII ouvrit le dix-septieme siecle, il avait reconcilie Henri IV avec FEglise, et 1'Espagne avec la Prance ; il avait rendu un supreme hommage a la vertu, aux sciences et aux leltres en revetant de la pourpre cardinalice Baronius, Tolet, Bellarmin, d'Ossat, Duperron, en appelant le Tasse au Capilole pour lui d6cerner les honneurs dus a son g6nie et a son infortune.
L'esprit de renovation qui animait ces illustres pontifes, descendant de la Chaire aposlolique, s'etendait sur 1'Eglise tout entiere. Les grands papes ont toujours dans 1'histoire un cortge digne de leur gloire. Dans 1'extreme Orient, la semence evangelique jetee par saint Frangois-Xavier donnait une moisson merveilleuse et toujours grandissante de fldeles, de confesseurs et de martyrs. En Amerique, saint Turibe reproduisait les vertus de notre saint Charles Borrom6e, ses ceuvres et son zele a introduire les reformations du concile de Trente dans le clerge et dans le peuple ; sainte Rose de Lima embaumait sa patrie de la bonne odeur de Jesus -Christ ; saint Frangois Salono renouvelait les miracles et 1'apostolat de Xavier ; les Jesuites commengaient sur les bords de la Plata a fonder cette republique chretienne qui devait exciter Tenvie de Leibnitz et Tad miration de Montesquieu. Tandis que 1'Eglise s'etendait ainsi au deliors, elle augmentait au dedans la lumiere et la piete. L'Espagne se montrait la nation vraiment catholique par Ja religion de son roi Philippe II, la vie angelique de ses saints, le zele de ses eveques, 1'ardeur et le nombre de ses missionnaires, 1 eclat et 1'orthodoxie de ses ecoles, le genie chretien de ses hisloriens, de ses poetes, de ses peinires, et par 1'honneur incomparable de compter sainte Therese et saint Jean de la Croix au nombre de ses enfants.
L'ltalie voyait naitre et grandir les ordres des Somasques, des Piaristes, des Th6atins, des Ursulines, des Barnabites, des Oblats, des Oratoriens, tous fondes par des saints et destines a 1'instruction des enfants, a 1'evangelisation du peuple, au soin des malades, a Fe"ducation des clercs. Le Titien, le Domi-
niquin, Guido Reni, les Carraehe, la consolaient de la mort du Gorrege et de Michel-Ange. Le Tasse chantait, dans la langue de Dante et de Petrarque, les croisades dont les heros de Lepante venaient de rajeunir le souvenir et la gloire.
En Allemagne, les Jesuites luttaient avec vaillance et bonheur centre le protestantisme : le bienheureux Ganisius reorganisait I'Universite de Vienne, fondait le college de Fribourg, enseignait avee Salmeron a Ingolstadt, tandis que ses freres rallumaient a Municb le flambeau des sciences et des lettres que les disciples de Luther 6teignaient au nom de 1'Evangile et de la piete. De J556 a 1571, les Jesuites s'etablirent a Cologne, a Treves, a Mayence, a Augsbourg, a Paderborn, a Wurtzbourg, a Munster, a Bamberg, a Anvers, a Prague, a Posen, etc. Partout ils furent les apotres les plus intre"picles, les polemistes les plus habiles, les professeurs les plus savants.
En Angleterre, Elisabeth la sanguinaire succ6dait a Henri VIII 1'apostat. L'Eglise ne pouvait avoir dans cette malheureuse nation que des martyrs : le temoignage de leur sang si glorieux pour le present, si f6cond pour 1'avenir, ne lui fit pas defaut.
En France, et ddsormais nous ne quitterons plus son histoire religieuse, nous devons attendre les premieres annes du dix-septieme siecle pourvoir apparaitre Tepanouissement de la vie catholique qui signale ailleurs la fin du seizieme, Mais pour avoir et6 relarde par les guerres intestines, cet dipanouissement n'eclata qu'avec plus de splendeur. Servais de Layruels reformait Pordre de saint Norbert ; Didier de Lacour, celui de saint Benoit ; Fourier, les chanoines reguliers de saint Augustin. Le zele de ces trois Lorrains trouvait autour d'eux, et dans les Pays-Bas, en Allemagne, en Autriche meme, de fermes soutiens, d'eminents npprobateurs, des imitateurs nombreux. Le saint cure de Mataincourt, qui avail eu de bonne beure le genie de la vertu autant qu'il en avait le courage, faisait de son peuple une conimunaute chretienne de la primitive Eglise, fondait la congregation enseignante des soeurs de Notre-Dame, devenait le conseiller et le sauveur de sa patrie. Nul homme en son siecle ne jeta d'un lieu plus 6troit une plus eclatante et plus durable lumiere (1). A Foppos6 de la Lorraine, Michel
J. Lacordaire, Panegyrique du B. Fourier.
Le Nobletz 6ia.it en Bretagne le pere des pauvres, 1'instituteur des enfants, I'ap6tre du peuple, le guide du clerg6. En mourant, il laissa son esprit a Julien Maunoir et a soixante autres disciples qui coutinuerent ses csuvres et reproduisirent ses vertus. ;Dans le has Languedoc, le Yelay et le Vivarais, Pran- QOIS Regis rejouissait 1'Eglise par sa saintet6, ses miracles et ses innombrables conversions. A cette meme 6poque, sainte Jeanne de Chantal avait trouvS saint Frangois de Sales ; madame Acarie eiait devenue fille de sainte The>ese ; Bourdoise, Olier, B6rulle 6taient r6unis a Paris autour de saint Vincent de Paul. Citer ces noms, c'est rappeler les saintes institutions auxquelles ils sont attaches : la Visitation, le Carmel reforme, ]a Commuriaut6 des prStres de Saint-Nicolas du Ghardonnet, 1'Oratoire, Saint-Sulpice, la Mission, la Congregation des filles de la CharitS.
Et c'est lorsque cette aurore d'une grande restauration se levait, pleine de brillantes promesses, sur 1'Eglise de France ; c'est lorsque ce souffle divin courait de 1'ancien au nouveau monde, couvrant les ruines de 1'un d'une celeste v6g6tation, poussant sur les fleuves 6tonn6s de 1'autre la pirogue harmonieuse des missionnaires de la Foi et de la Civilisation chr6tiennes (1), qu'on osa proclamer la d6g6n6ration de 1'Eglise catholique !
Vers 1626, a Paris, un pauvre prfrtre, apres avoir c616br6 la messe a Notre-Dame, se rendit tout pres de la, au cloitre, chez son compatriote, un ecc!6siastique en grand renom de science. II le trouva enferm6 dans son cabinet, d'ou il sortit le visage tout en feu. Je gage, Monsieur, lui dit en souriant Thumble visiteur, que vous venez d'6crire quelque cbose de ce que Dieu vous a donn6 en votre oraison de ce matin. II est vrai, repondit 1'abbe tout transport^ ; je vous confesse que Dieu m'a donn, et me donne de grandes lumieres. II m'a fait connaitre qu'ii n'y a plus d'Eglise. Plus d Eglise, Monsieur ! Non, il n'y a plus d'Eglise. Dieu m'a fait connaitre qu'il y a plus de cinq ou six cents ans qu'il n'y a plus d'Eglise. Avant cela, 1'Eglise 6tait comme un grand fleuve qui avait ses eaux claires: mais maintenant ce qui nous semble 1'Eglise n'est plus que de