Fontaine, Memoires, t. iv, p. 395, sq
Toutes les fois que nous crayons comme il faut avoir regu le corps de J.-C., nous le recevons, etc.
3 II y a un viatique meilleur que PEucharistie :
C'est la croix ; je ne sais mdme pas si le demon ne fuit pas davantage la croix que VEucharistie... La Vierge ne communia point le jour de la Cene du Seigneur, et Judas y communia... Mais est-ce que Judas gagna beaucoup, et que la sainte Vierge perdit quelque chose ?
4 Comment perdrions-nous quelque chose en ne recevant point FExtre'me-Onction ?
Est-ce que, pouvant bien recevoir J.-C. sans VEucharistie, nous ne pourrons recevoir le Saint-Esprit sans Vhuile ? Le refus de PExtrdme- Onction est pour nous une veritable Onction.
5 Lieu sera content de nous si nous consentons volontiers que notre corps soit enterre sans aucune ceremonie, ou qu'il soit meme prive de sepulture, pour rendre un temoignage a la vdrite, qui soit authentique, dont on ne puisse douter...
6 Quon ne nous menace done plus qu'on ne chantera point a notre enterrement, puisque nous aurons cette grande consolation, en demeurant fideles a Lieu, que les anges y chanter out... J'aime mieux la musique du del que cette de la terre.
M. Sainte-Beuve avait bien raison d'assurer aux protestants de Lausanne qu'en e"tudiant de pres M. Hamon, leur patience aurait son fruit et serait re'compense'e (1). En effet, ils devaient trouver en lui un frere de Luther et de Calvin. M. Sainte-Beuve 1'appelle un des grands spirituels du dix-septieme siecle. Estce parce qu'il a en lui quelque chose d'ide'aliste et de mystique a la I "aeon del' Orient et du tres-haut Orient, parce qu'il a du Brame et que so, religion donne quelquefois I'ide'e du boudhisme ? Pour nous ce Brame de Port-Royal est un pieux ministre du saint Evangile, digne assortment d'Stre goutepar tons les Chretiens sinceres d'une autre communion.
Malheureusement il f ut gotit6 par les reli gieuses des Champs : il les endoctrina si bien et les soutint si bien que 1'approche des jugements de Dieu ne fut pas capable de les faire revenir. Cinq d'entre elles moururent sans sacrements, dans leur de"sobe"issance. Une telle mort ria rien que d'aimable, a ose" 6crire M. Hamon, en racontant les derniers jours d'une de ces pauvres egarees (2). Avant de les enterrer, les soeurs chargeaient ces