Histoire da Jansenisms, page
le superieur de Sainte-Pulcberie ecrivait a son ami : De la promotion de monsieur de Lusson, je suis fort aise, croyant qu'il ne nuira pas a Faffaire de Gomir. De monsieur de Lusson je suis fort aise, estant un instrument tres-propre a faire de grandes choses (1).)) La propbetie se re"alisa, mais centre le prophete, m&me pour les affaires de Comir auxquelles il porta, nousle verrons bientot, le premier coup. Mars Gallwus valut a son auteur 1'e've'che d'Ypres. Ainsi, dit le P. Rapin, ce fut du prix de 1'autel et aux de"pens du sang de J6sus-Christ qu'une satire si scandaleuse fut re'compense'e. Sacre" le 28 octobre 1636, Jans^nius mourut le 6 mai 1638. Dissimule' jusque dans la mort, une demi-beure avant d'expirer, il recommandait a son chapelain Lamsenus de s'entendre avec ses amis Fromond et Calenus pour publier, sans y rien cbanger, le livre qu'il avait gard6 pour la posterity, n'ayant pas eu le courage de tirer lui-meme le rideau. Que si pourtant, ajoutait-il, le Saint-Si6ge y voulait quelque changemenl, je lui suis un fils obeissant et soumis. Pouvait-il douter que le Saint-Si6ge voulut quelque changement a son ouvrage lui qui disait : De croire qu'il sera facile de le faire passer aux juges, cela peut difficilement tomber en mon esprit. Et que faut-il penser de la since'rite' de sa soumission au Saint-Siege, dont il estime le pouvoir la moindre chose ? Gette supreme protestation d'obeissance est une supreme hypocrisie que Jansenius ajouta a toutes celles de sa vie. II mourut comme il avait v6cu: catholique de nom, be>6tique de fait ('2). Ses familiers le savaient bien et ils ne se meprirent pas sur ses derniers sentiments ; ils se haterent de faire imprimer VAugusiinus^ sans le soumettre au jugement du Souverain Pontife.