Lettres des 16 sepir. et 15 dec
2. A touies les preuves dft cette triste verite que la correspondance de Jansenius nousa fourni^s il faut ajouter celle-ci. Lorsque son neveu voulut vendre les livres de l'i'-veque, on trouva que la plupart etaient composes par les heretiques rnodet'.n;s. II y avait les ceuvres de Calvin, YHistoire du concile de Trente, par PaoloSarpi, les Aoles du synode de Dordrecht, le Mt.slere d'iniquite, pai Ju Plessts-Mornay, VHistoire de Saleiden, grand calviniste d'Angleterre, I' Idolatrie dev papistes, par Theodore Simon, le livre de Marc-Antoine de Dominis de RepubHC't ecclesiaslica , I'Abi'&je de la IheoloQie des protestanls de Hollands, 1'Histoire de Pomponace, ia Th6oloijie ties proteslants d'Allemagne, le livre de Vorstius sur la Religion et quantite d'autres du meme caractere.
Si 1'examen de la composition d'une bibliotheque permet de deviner les idees et les pre:lilections de son possesseur, on peut juger de celles de Jansenius. On sait d'aille-urs qu'il avait toujours un Calvin ouvert devant lui sur la table oil il ecrivait I'Augustinus.
L'abbedeSaint-Cyran : son caractere,ses debuts litteraires. Question royale, defense do la brebis du chapitre do Bayonno, Apologie pour I'oveque de Poitiers. it!<[uipee de SairU-Cyran contre les .TV-suites decette viile. Con' ferences secretes. Le P. de Gondren. M. d'Andiily. Modele de style epistolaire. [Dialogue d'Eudoxe et de Philanthe. M. Sainte- Beuve dit oui et non. Saint-Gyran a Paris. Esprit deprincipaute. La Somme des fautesdu P. Garasse. Direction spirituelle. Le ChapeieL secret : ses elfets. Petrus Aurelius : Jansenisme et G-allicanisme. Sytnbole de Saint-Gyran. Son arrestation.
Pendant que I'Augustinus s'imprime secretement a Louvain, chez Jacques Zegers, tirons 1'abbe de Saint-Gyran de 1'ombre oil la correspondance de Jans^nius nous 1'a fait entrevoir. M. de Saint-Cyran ! Tin historien de Port-Royal 1'appelle homme portentosus, extraordinaire, surprenant (1) ; et M. Sainte-Beuve d6couvre en lui, au prix de quelque reflexion , il est vrai, beaucoup de profondeur, de discernement interne, de p6n6trante et haute certitude, beaucoup de lumiere sans rayons, et de cbarite' (2) . La veritable grandeur, a dit La Bruyere, ne perd rien a <Hre vue de pres. La grandeur de M. de Saint-Cyran ne supporte pas cette 6preuve. Des qu'on s'approcbe, ii ne faut pas beaucoup de reflexion pour decouvrir que ce qu'il y a en lui d'extraordinaire, ce n'est pas la profondeur ni le discernement, ni la lumiere, me"me sans rayons, ni la charite\ Qu'on en juge : void 1'homme tel que le
1. M6moires hisloriques et chronologiquessur I'abbaye de Port-Royal des C/iamps(par Guillebert), premiere parlio, t. IT, p. 149.