‹ Les Jansénistes du XVIIe siècle [microform]Chapitre 34 sur 217 · Conf. Jans., De Grat. Ohril. Salvat., 1. 3, c · texte numérisé non relu

Conf. Jans., De Grat. Ohril. Salvat., 1. 3, c

2. OEuvres de Bossuet, correspondance, leltres diverses, 1. 52.

Geneve, composer un volume des sentences de saint Augustin, elles me sufflraient pour traiter cet argument, mais je ne veux pas charger le lecteur de si grande prolixit6. Janse"nius, a sa maniere, n'a fait, dans I'Augustinus, que remplir le desideratum du reTormateur. a Jans6nius a lu saint Augustin avec les lunettes de Calvin. G'est un mot du Pere Michel Le Vasseur, quand il etait pretre de 1'Oratoire (1). Le mot de 1'oratorien paraitra encore plus vrai si, aux chapitres rite's de I' Institution chretienne, on ajoute quelques chapitres d'autres ceuvres de I'he'r6siarque, par exemple, le chap, vi, sess. 6, de I' Antidote du Concile de Trente, le chap, xvn du Commentaire sur 1'Evangile de saint Jean,sur la premiere 6pitre de saint Jean,le livre 11 livre du libre arbitre centre Pighius. Gertes, Henry Ottius, ministre et professeur a Zurich, avait bien raison de s'6crier dans une harangue intituled de Causa Jansenistica,et imprim6e

en 1653 : Janseuius se range de notre c6t6 ! Les Jans6-

nistes et nous, en d6pit des Jesuites, nous chantons sur le m6me ton.

Nous dirons comme M. Sainte-Beuve : cc Pardon et patience ! Nous voici plus d' moiti6 chemin. Gependant, il nous faut revenir sur nos pas. Maintenant que nous connaissons la doctrine de Jansenius, nous comprendrons mieux son langage. Remontons jusqu'a la preface de I'Augustinus. M. d'Ypres y declare qu'il va combattre, non-seulement les anciens pelagiens, mais encore les contemporains qui ont la prevention d'etre catholiques tout en renouvelant les dogmes impies de Pelage. II de"couvrira 1'erreur des uns et des autres : malgre' la difficulte de 1'entreprise, il trainera cette erreur an grand jour; malgre le fard dont elle se teint, le prestige des mots dont elle se couvre, il la demasquera ; sachant ce qu'elle pense, il sait bien en quel sens elle parle. Janse"nius rappelle ici a M. Sainte-Beuve Uriel reconnaissant, chez Milton, Satan sous la forme d'un ange adolescent dont il se revfrt pour corrompre 1 homme ; il lui semble 6tre, par endroit, le theologien dont Milton est le poete, bien que Milton, dit-il, soit peut-6tre au fond quelque pen arien et pelagien. Aussi ne veut-il parler que d'un certain rapport d'e!6vation et de beaute th6ologique sombre (2). Pour moi, je remarque que Jansenius se

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