Memoires de Lancelot, t. 2, p
2. Mdmoire de M. Wallon sur les ccoles de Port-Royal, oil U avait cte elevc. Ce memoire se trouve dans le Supplement au Necrologe de rabbaijc de Norc-Dame de Port-Royal des Champs.
teurs anciens (1). M. Jules Simon a entendu cette plainte de M. Sainte-Beuve, et a introduit dans 1'enseignement imiversitaire les r6formes indiquees par Arnauld, Guyot et les autres messieurs de Port-Royal. La fameuse circulaire de ce ministre de 1'instruction publique, n'a ete que le fidele 6cho du reglement des etudes dans les lettres humaines et des prefaces de Ciceron. M. Sainte-Beuve aurait. pu dire de la circulaire ce qu 'il dit du reglement et des prefaces : Nous rentrons, ici du moins, dans la nature, dans la voie large et simple ; un souffle de Montaigne a passe' par la. Et aussi un souffle de Rabelais. Nous indiquons a ceux qui aim en t a remonter le cours des idees dansce monde ou il n'y ajamais rien de nouveau, les chapitres de la vie de Gargantua et de Pantagruel dans lesquels maitre Frangois raconle comment 1'illustre fils de Grandgousier fut soumis d'abord au systeme gothique des rSveurs matheologiens, des corrupteurs de la jeunesse, puis au systeme nouveau de Ponocrates, un precepteur du temps present.
II nous resterait a decrire 1'influence des maitres de Port- Royal, a montrer comment, au point de vue doclrinal, ils firent valoir le janse"m'sme par leurs beaux ouvrages, ainsi que le disait d'Aubigny a Saint-Evremond, et comment, au point de vue pedagogique, ils poserent au milieu d'utiles reTormes, le principe de la decadence des etudes classiques. Mais cela nous eloignerait trop du donjon de Vincennes.
Saint-Cyran, dans sa prison, ne s'occupait pas seulement des enfants : sa charite catholique s'etendant aux grands comme aux petits. M. Fontaine nous disait tout a 1'heure que 1'influence du saint abbe" etait d'autant plus efficace que sa parole, sa vertu et sa personne 6taient plus renferm6es dans 1'obscurite (2). II nous dit maintenant : Les hommes sont aveugles dans tous leurs desseins. Les plus sages sont ceux de qui Dieu se joue davantage. Ils voulaient par cet emprisonnement cacher cet abb6 dans I'obscurit6 ; et c'est ce qui le tira de 1'obscurite, au contraire, comme on peut le voir par ce nombre infini de lettres qu'il 6crivit de ce lieu a des personnes de condition qui desirerent ses avis et ses prieres,'et se mirent