‹ Les Jansénistes du XVIIe siècle [microform]Chapitre 59 sur 217 · I. Histoire duJansenisme, p. 441 scj · texte numérisé non relu

I. Histoire duJansenisme, p. 441 scj

Voila les extravagances inipies qui, a vingt-cinq lieues de Saint-Maurice, se transformaient sous la plume d'Arnauld en vivante image de la Penitence ancienne. Gertes, ce n'6tait point par de telles folies qu'on pouvait rem6dier aux abus qui s'6taient glisss alors dans I'administration du sacrement dc penitence. Ges abus qui accusaient la faiblesse de ministres pr6varicateurs, et non la deTaillance et la corruption de 1'Eglise, Bossuet les signalait et les fl6trissait ainsi : II a pris, a quelques docteurs, une malheureuse et inhumaine complaisance, unepi6t6 meurtriere, qui leur a fait porter des coussins sous les coudes des p6cheurs, chercher des couvertures a leurs passions, pour condescendre a leur vanite", et flatter leur ignorance affected.... Us confondent le ciel et la terre ; ils melent Jesus-Cbrist avec Belial ; ils cousent 1'etofFe vieille avec la neuve, contre 1'ordonnance expresse de 1'Evangile, des lambeaux de mondanit6 avec la pourpre royale : melange indigne de la piet6 chrdtienne ; union monstrueuse qui desnonore la verit6, la simplicite, la puret6 incorruptible du christianismew . Mais en meme temps le grand ^veque^ signalait et fl6trissait les docteurs jansenistes : Quelques autres, non moins extremes, ont tenu les consciences captives sous des rigueurs tres-injustes : ils ne peuvent supporter aucune faiblesse, ils trainent toujours 1'enfer apres eux et ne fulminent que des anatbemes.. Ils trouvent partout des crimes nouveaux et accablent la faiblesse bumaine en ajoutant au joug que Dieu impose (1) .

Entreces docteurs extremes, saint Yincent dePaul, M. Olier le P. de Gondren et les prMres pieux et z61e"s qu'ils formaient, apportaient dans la direction des ames cette charit6 pastorale, severe sans rigueur et douce sans flatter ie (2), dont saint Fran- Qois de Sales venait de donner de si beaux exemples et de si belles lemons. Gependant, arrive c'l un age ou la froide raison aurait dti lui inspirer plus de justice, Arnauld ecrivait a un ami : 11 n'y avait presque personne, en Prance, qui fut eciaire sur le delai de 1'absolution, avant le livre de la Frequenle Communion. Et c'est ce qui fut cause qu'il fit tant de bruit, les uns condamnant ce qui y 6tait ditsur ce sujet, comme une nouveaute blamable, et les autres en etant ravis, ety donnant une approbation extraordinaire. II ne parait point que Futilitc

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