Mdr/ioires de Fontaine, t. 4, p
une ibis elles se sent livrces & UD directeur par une confidence si g6n6rale de leur personrie et par une declaration de toute leur vie. Son collegue a la cure de Saint-Merri, Edme AmyoL, 6crivait au pere Annat, confesseur de Louis XIV : Sa maison est toujours pleine de dames, auxquelles il fait des caresses comme en font les galants les plus passionnes ; il les prend par les mains et par les bras, il les pince 6galement avec fami- Iiarit6 (1), il les touche au visage en disant quelques mots d'6diiication sur la devotion et sur Famour de Dieu, ou en se recommandant a leurs prieres. II a autant d'artifice pour se couvrir qu'il en a pour depouiller les femmes et leur faire clonner jusqu'a leurs chemises. II tient longtemps en penitence celles qui ont de la difficult^ a lui donner, pour les attendrir, et il 6pouvante des jugements de Dieu celles qui lui insistent ; il y en a plusieurs qui en sont mortes, et d'autres devenuos folles. Dans l'6glise, il se compose le visage a la modestie, ayant toujours les yeux baiss<s (2) ; hors de l'6glise, ce ne sont que privaut<s, caresses, mignardises, qu'il accompagne toujours de quelques paroles de piet6. II a une maison en la paroisse sous le nom d'un certain Chanlat, proche le cloitre, ou il voit les
TARTOFE, prenynt la main d'Elmire, et Lui serrant les doiyls. Oui, Madame, saris doute ; et ma fervour est telle...