Port-Royal, t. in, p
critique assez fine pour les deviner, ni assez ind6pendante pour
les supposer, nous nous en tenons a Fhistoire. Or, a ce grand
jour de 1'bistoire (il vaut bien la pale et peu sure lumiere des
on dit], un saint nous apparait qui fut le promoteur infati- 1
gable de 1'appel au Pape. J
"Vincent de Paul avait 6t6 le premier a reconnaitre Fh6r6- f
tique dans Du Vergier de Hauranne ; le premier il avait signale" J
les opinions erron6es de F6veque d'Ypres autoris6es par |
M. de Saint-Gyran et les autres personnes du mme parti. 1
II fut encore le premier, par Fardeur, dans le projet de porter I
les Propositions au tribunal supreme de 1'Eglise. Gette coura- |
geuse attitude, ce zele agissant de saint Vincent de Paul ne f
nous surprend pas. Lui, si doux, si tendre, se montra comme |
une colonne de fer et un mur d'airain (1) en face du Jans6- |
nisme. G'6tait toujours la charit6 qui 1'inspirait ; c'6tait la cha- 1
rit6 qui lui dictait, en faveur des petits enfants abandonn6s, i
ces paroles pleines d'un patbeiique immortel que tout le -I
monde connait, et ces lignes, qu'il 6crivait a Fun de ses prStres, 1
au sujet des nouveaux bereiiques : Se taire en pareille cir- j
Constance, c'est conniver au mal ; en de pareilles causes, le {
silence est suspect, et nous serions coupables si, par notre silence nous laissions un cours libre a 1'erreur. Sensible aux miseres corporelles qui pesaient sur ses contemporains, com- .;
ment saint Vincent de Paulne l'aurait-il pas eie aux miseres de leur ame ? Et quelles miseres plus lamentables que celles que Fb6resie entraine apres elle ? Aussi, il ne pouvait voir les progres des Jans6nistes sans g6mir devant Dieu dans le secret de son coeur et sans en implorer son assistance pour en arreter le cours. Quelles mortifications ne fit-il pas alors pour fl6cbir la colere de Dieu, afin qu'il lui plut de deiourner ce malbeur dont les commencements paraissaient deja si terribles (2) ! Saint Vincent de Paul se mac6rant pour dSsarmer la colere divine, et M. Arnauld et ses amis en appelant au Parlement pour assurer le triompbe de 1'erreur, quel contraste ! D6cid6ment on trouve bien quelques fanfarons de vertu parmi les bienheureux d6fenseurs de la Verite.
Le Superieur des pretres de la Mission ne se contentait pas de gemir dans le secret de son coeur. Avec le P. Dinet, confes-