G. WiLKiNSON, Op. laud.y vol. 1, p. 366, pi
3. 11 semble aussi qu'il y a seize touffes de papyrus dans le bassin.
nous faire assister à des scènes d'intérieur qui nous initient à la vie intime de ses contemporains ; dans trois autres peintures, également thébaines etdcrlamôme époque, Tune qui se trouve au British Muséum, la seconde donnée dans les Monuments de Lepsius et la troisième reproduite par Rosellini, Tartiste, au contraire, a laissé de côté les scènes d'intérieur et ne s'est attaché qu'à représenter, dans leurs moindres détails, les villas et surtout les jardins de son temps.
Le jardin de la peinture conservée au British Muséum * est d'une grande, simplicité. Composé d'un enclos rectangulaire allongé, au centre s'étend un bassin de même forme, sur lequel on voit des oies prendre leurs ébats, tandis que des poissons se jouent dans ses eaux, au milieu desquelles poussent six touffes de lotus . Autour de ce bassin se trouve une rangée de plantes aquatiques et d'arbustes; j'ai compté cinq touffes de papyrus, un arbuste à fleurs ou fruits rouges à peine distincts et un autre arbuste à fleurs blanches, avec des feuilles opposées et entières. Je reviendrai plus loin sur ces deux arbustes. Au delà et parallèlement à chacun des murs du jardin, règne une rangée d'arbres ; en haut, d'abord un sycomore, un arbre à basse tige et à feuilles longues, avec des fruits semblables à des dattes ^ un palmier doum, puis encore un sycomore, un dattier, peut-être un pei'séa, suivi d'un second palmier doum, enfin un troisième sycomore, au pied duquel une femme range des figues dans une corbeille. Â gauche, on voit un sycomore entre deux perséas. En bas, il y a sept arbres analogues à ceux de la partie haute du jardin, mais distribués d'une manière un peu différente; d'abord un arbre méconnaissable, ensuite un dattier, un sycomore, peutêtre un peTséa(?), puis encore un dattier, un sycomore et un dattier. Le côté droit est détruit. Là se trouvait sans doute la demeure du propriétaire du jardin ; elle était probablement aussi simple que celui-ci.
Tout autrement riche et étendue était l'immense villa, représentée avec son jardin et ses dépendances sur un des tombeaux d'El-Amaraa et reproduite par Lepsius ^ et après