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CHAP. III. — FONDATION DU COLLÈGE DE METZ

les suit, les soutient, les encourage n'est autre que la Vierge Marie qui forme le trait d'union entre l'humanité et la divinité. Ce lien surnaturel habitue l'entant à se mettre au-dessus des préoccupations du moment, il lui apprend à envisager toujours et partout la véritable fin de notre existence en ce monde. L'action de la Congrégation, dans les collèges des Jésuites, est immense, elle a formé une quantité innombrable d'hommes selon le cœur de Dieu.

Pendant les premières années, les classes étaient incomplètes et n'embrassaient pas tout le cours des études. L'Université de Pont-à-Mousson continuait à recueillir les étudiants ecclésiastiques et ceux qui se destinaient aux études juridiques ou médicales.

Au mois de Juillet i()23, on célébra avec solennité dans la chapelle du Collège le premier anniversaire de la canonisation de saint Ignace et de saint François- Xavier.

En 1O24, le Gouverneur de Metz, le Duc de la Valette résolut de venir à Metz et d'y amener sa jeune femme, Gabrielle de Bourbon, tille d'Henri IV et sœur du Duc de Verneuil, Évéque de Metz. Jean-Baptiste de Villers, maitre-échevin, qui se trouvait alors à Paris, revint à Metz pour s'occuper de cette réception. Le 19 Avril, il assembla les trois ordres. Une commission fut nommée pour arrêter les mesures à prendre.

Après plusieurs projets « les sieurs commis trouvèrent bon de s'adresser aux Pères Jésuites comme à ceux dont les inventions, en semblable subject, avaient paru avec satistaction dans toute la France. Ces pères qui ont

sacrifié leur sang et leur vie au bien commun, comme victimes du public, ainsi que les Athéniens disaient de Thémistocle, tenant à honneur d'avoir une si belle occasion de servir la ville et pouvoir témoigner quelques traits de recognoissance à ceux à qui, après Dieu et sa Majesté, ils doibvent leur établissement en icelle, sacrifiant les premiers fruits de leurs travaux à la gloire de leur maison, offrirent très volontiers toute leur petite industrie à la première demande qu'on leur en fit, croyant que ce serait trop vendre leur travail en ce faict s'ils permettaient qu'on en vint aux prières. De plusieurs desseins qu'ils dressèrent à la hâte, on choisit le plus facile et de moins de temps, lequel, en semblables occasions n'est d'ordinaire que trop court.

«Ce projet n'était autre qu'un combat d'honneur concerté entre les quatre éléments, à qui recevrait le mieux la duchesse et qui, représentés sous la forme de divinités païennes, lui feraient leur compliment l'un après l'autre, lorsqu'elle passerait au milieu de leurs palais élevés dans la ville sous quatre arcs de triomphe des plus superbes construicts entre la porte Saint- Thiébault et l'église Cathédrale.' » Jamais, dit le Bénédictin Dom Broc, aucun prince, roi ou empereur, n'a été reçu en la ville de Metz, avec autant de pompe et magnificence.

' Voir note i3. I.a relation du ces telcs attrilnice d'aliord à Abraham Fabeit, mais c|Lii est du Maitro-Kchevin de Villers a été imprimée en 1(127, chez llanzeletà Pont-à-Mousson sous ce titre: Combat d'Jioiuicur conccrle par les llll éléments: in-folio, sans date, nom d'imprimeur, ni de \ille, 21 ^i^avures.

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