‹ Les Jésuites à MetzChapitre 20 sur 107 · CHAP. V. — LE COLLÈGE DE I 685 A I762 ÔQ · texte numérisé non relu

CHAP. V. — LE COLLÈGE DE I 685 A I762 ÔQ

Nanc}^, prononça le 9 Août lySS l'oraison funèbre intitulée : Tribut de douleur cl de reuera/ioii dont les iiuio-isl}\ils de la ville de Mel^ oui houoré les cendi\'s d'un couiuiauddul qui leur fui elier. 11 prit pour texte ces paroles du livre de la sagesse: Habebo claritatem ad turbas el houoreiu apud seuiores, juveuis. Quoique jeune, je serai célèbre parini les peuples et je mériterai l'estime des sages. '

Les deuils succèdent aux deuils. Le maréchal de Bellisle ", Mgr de Saint Simon -^ emportent dans la

' Cette oraison funèbre a paru chez Joseph Collignon, Metz 1758, in-4'\ — Le journal intitule: La clef du (\ibinct des Princes, septembre, octobre 175S, p. i32-i33-3i2, parle des hommages rendus au comte de Gisors : « On nous a envH)yé, ajoute-t-il, de Verdim, de Saint-Avold et d'autres villes des récits de ce qui a été mis en usage dans ces cérémonies, même des pastorales, dont une du P. Coutuiier, jésuite et professeur de rhétorique à Verdun, qui mériterait place dans nos journaux, si elle pouvait s'v trouver.»

- n Tant que le maréchal de Bellisle avait vécu, les adversaires de la Compagnie s'étaient vus réduits à formule!" des vœux contre elle. Principal ministre, il étudiait avec effroi les tendances de son siècle et sa main essayait de les comprimer. Le 26 janvier 1761, son trépas leur laissait toute latitude.» Crktineau Joi.v, HisUnre de Ici Coitipa^iiie de Jésus, tome V., chap. IV.

•' Claude Rouvro\'. duc de Saint-Simon, Pair de F'rance, Evèque de Metz, en ij33, se fit gloire d'égaler en charité les Evèques ses prédécesseurs. Le chevalier de Belchamps nous apprend les sacrifices énormes que Ht TEvèque pt)ur nourrir la population de Metz, pendant la famine de 1741. Le diocèse lui doit son grand séminaire qu'il fit bâtir de 1743 à 1743, rue d'Asfeld, sur des terrains abandonnés par le génie militaire. Il le dota de douze mille livres de rente, fit venir les Frères des écoles chrétiennes et fonda dans son diocèse de nombreux établissements religieux et charitables. Mort en 1760, il fut remplace par Mgr de Montmorency-

tombe les regrets des Messins. Le Parlement refuse d'assister aux obsèques du prélat qui avait osé lui tenir tête. Une lente agonie s'empare du royaume et paralyse toutes les forces vives du pays. L'autorité royale est avilie, les grands corps de l'Etat se décomposent et pour essayer ses forces contre la religion, la révolution attaque les Jésuites.

Laval. I.ors de l'expulsion des Jésuites en 1762, l'Evêque qui, en sa qualité de Conseiller d'honneur au Parlement, devait être convoqué, ne fut pas prévenu et fut écarté de toutes les délibérations.

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