PIECES JUSTIFICATIVES
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PIECES JUSTIFICAXnES
1. «Il n'y a, disaient-ils, en ladite ville, aucun c(illège, ni maistre d'écolle pour instruire la jeunesse, même aux plus petits commencements et rudiments et à ceste cause, les habitants sont contraints à grands frais, de les envover et entretenir hors de la ville. Pour ce, supplient très humblement ladite Majesté, qu'il lui plaise ordonner qu'il soit érigé un collège, en ladite ville, de trois ou quatre régens de bonne conduite et mœurs, et que pour la fondation et l'entretènement d'iceluy, les chapitres et abbaves v contribueraient selon leur pouvoir, ce que le corps de la ville est prêt de faire pour sa part.w — A quoi, le Roi ayant répondu favorablement, les sieurs Michel Praillon et Claude d'Abocourt furent députés vers le Cardinal de Lorraine, avec lequel il fut conclu que l'on mettrait ce collège en la cour d'Orme, qui est de la maison de la Trinité (Couvent des Trinitaires). La réalisation, des points arrêtés dans cette conférence qui eut lieu le 12 octobre i5Go, le choix des régents et le mode des contributions à lever fut réservé jusqu'au moment où le Cardinal pourrait venir à Metz. (MiîURissE, Histoire des Evêqves de Met^, p. 670.1
2. Edmond Auger, né en r53o à Alleman, près Sézanne, au diocèse de Troyes, de parents laboureurs, fut élevé chez un de ses oncles qui était curé. Il alla ensuite à Lyon chez son frère qui y exerçait la médecine. Ce dernier l'envoya à Rome avec une lettre
3l8 NOTES (2, 3)
de recommandation pour le P. Lefèvre. Entré au noviciat de la Compagnie de Jésus, Ignace de Loyola avait compris tout ce que ce caractère si vif, si enjoué, si français, renfermait d'énergie et d'ardeur; il semble avoir eu pour lui une prédilection toute spéciale. Chargé à la fin de son noviciat de la chaire de poésie au Collège Romain, il remplit cet oflice avec distincti(^n et fut envoyé en France, après la mort de Henri II. En i53(), il fonde un collège à Pamiers. Il combat l'hérésie dans le Dauphiné et dans l'Auvergne ; dans la seule ville d'issoire quinze cents protestants, à sa voix, abjurent leurs erreurs. A Lyon, il rétablit le catholicisme écrasé un instant par les efforts des huguenots. Il prêchait à Valence, quand les protestants conduits par le Baron des Adrets s'emparent de la ville. Il est conduit à la potence, une corde au cou. Du haut de cette chaire, il parle à la foule ; à sa voix, les hérétiques sont troublés, émus; malgré leurs ministres, on ramène le P. Auger en prison, d'où les catholiques de Valence trouvèrent le moyen de le faire évader et de l'arracher à la mort. En iSjS, Charles IX ; en i375, le roi Henri III le prirent pour prédicateur et pour confesseur. Egalement en butte aux haines des ligueurs et des réformés, le P. Auger se retira à Lyon, puis à Rome. Il fut employé quelque temps en Italie et mourut à Côme le iQ janvier i5oi. Il a laissé quelques ouvrages et son biographe assure qu'il ne convertit pas moins de quarante mille protestants. Voir sur le P. Auger : Moréri, Dictionnaire historique. Créti- NF.AU-.IoLY, Histoire de la Compagnie de Jésus. P. d'Origny, Vie du P. Auger, ijiG.
3. Jean Alaldonat, né en i534 à Triente del Maestro, dans l'Estramadure, fut élève du P. Tolet. Envové en France, Maldonat enseigna à Paris la philosophie et la théologie pendant dix années. Il combattit l'hérésie, à Paris, en Lorraine, à Poitiers, Metz, Bourges, Sedan, etc. L'Université de Paris l'attaqua en iSjS, au sujet de sa doctrine sur l'Immaculée Conception. L'Evéque de Paris, Pierre de Gondy, prit sa défense, mais ses supérieurs mirent fin à la discussion en l'envoyant au collège de Bourges. Le Pape Grégoire XIII le fit venir à Rome pour éditer une version des Septante. Le P. Mald(^nat mourut à Rome le 5 janvier i583. Ce savant jésuite a laissé quelques ouvrages de théologie qui ont eu un grand n()mbre d'éditions. Crkvirr, dans son Histoire de l'Université de Paris, tome VI, p. i68, a dit du P. Maldonat. «Ce fut un des plus savants hommes d'un siècle où il y en a beaucoup.»
Voir sur le P. Maldonat: Moréri, Crétineau-Joly, Bégin ,
Histoire des sciences dans le pays messin. P. Prat, Maldonat et l'Université de Paris au XMI" siècle. Paris, 1856, in-S".
4. «En i582, une dame, dont je veux bien taire le nom, nous avait eni^agés d'acheter une maison à Metz, dans l'espérance qu'elle servirait à établir un collège et a\ait promis que l'acquisition s'en ferait de ses deniers. Le contrat en fut passé même en son nom, mais lorsqu'il fallut en délivrer le prix, elle changea tout à coup de sentiment sans aucun pre-texte ni motif et ne voulut plus fournir la somme convenue, en sorte que nos Pères furent obligés d'emprunter la plus forte partie de la somme pour payer le prix de cette acquisition, pour ne point passer pour gens sans paroles et pour ne point donner matière à la médisance. On avait déjà commencé à nous taxer de légèreté el on était sur le point de nous faire un procès, mais nos Pères aimèrent mieux chercher chez quelques amis une partie de la somme. Ils la trouvèrent chez le sieur Didier Nicolas, tige de la belle famille des Loup, qui nous prêta, sans aucun intérêt. Cette action généreuse et désintéressée mérite que le Collège conserve pour lui et sa famille une éternelle reconnaissance. Cette maison était très belle et très agréable ; elle était située dans la paroisse Sainte-Ségolène, elle nous coûta avec deux autres petites maisons voisines quinze cents écus d'or. Nous ne fûmes pas longtemps à rendre ce que nous avions emprunté du sieur Nicolas, parceque le sieur Toussaint Roussel, que je crois avoir été Chanoine de la Cathédrale de Metz, entra dans la Société et \ apporta mil écus d'or qui nous vinrent fort à propos pour rembourser ce que nous avions emprunté pour faire l'acquisition des trois maisons dont nous venons de parler. Après qu'on eut ajusté ce nouvel établissement, on y envoya deux de nos Pères qui, pendant quelques années, s'appliquèrent à catéchiser, à confesser et à faire toutes les fonctions voulues par Notre Institut. »
(Note manuscrite. Archives de la Préfecture de Met^. Fonds G.
I^e P. Toussaint Roussel, docteur en théologie et chanoine de la cathédrale, fut attiré dans la Compagnie par l'éloquence du P. Auger, lors du Carême de ibji. 11 professa la théologie et l'Ecriture sainte à Pont-à-Mousson en 1578; fut recteur à Bordeaux, Rodez et Billom ; succéda en iSXh au P. Du Chêne dans le gouvernement du pensionnat et du séminaire des Ecossais à l'Université de Pont-à-Mousson. En iSgo, il quitta, cet emploi pour se Consacrer à l'enseignement public de la doctrine chrétienne. En 1595, le P. Toussaint Roussel fut désigné avec le P. Fronton du
Duc pour revoir le bréviaire du diocèse de Toul, à la demande de Mi;r Christophe de la Vallée, E\èL|ue de Toul. Il mourut à Pontà-Mousson en i^gj. (Abbk Martin, l'Université de Pont-à-Mousson I <S'/ 1 , in-S".)
3. Le P. Jacques Commolet, né au château de Commolet, en Auvergne, était un religieux savant, d'un caractère vif, d'un jugement solide et d'une prudence consommée ; il était extrêmement zélé pour le salut des âmes et passait pour le plus habile prédicateur de son temps. Après avoir enseigné la philosophie, pendant plusieurs années, à Paris, au collège de Clermont, il se donna à la conversion des pécheurs et à la prédication. Son rtMe, comme celui des Jésuites, a été complètement dénaturé par les ennemis de la Compagnie. Au plus fort des troubles de la Ligue, les .lésuites déclaraient qu'il fallait reconnaître Henri IV pour roi, s'il voulait aller à la messe [Mémoires de la Ligue, tome IV, p. 198) En i5q3, dans \e?. Mémoires de la Ligue, on rapporte un sermon du Père Commolet : «Vous dites que le roi de Navarre est un magnanime prince, guerrier, victorieux, bénin et clément; je le veux bien et plus encore que vous ne sauriez m'en dire ; mais de la religion, vous n'en parlez pas. Donnez-nous assurance seulement qu'il maintiendra notre religion et qu'il ne fera point de mal aux pauvres catholiques, et puis vous en venez à moi, je vous montrerai que je ne suis point espagnol ». Journal de l'Estoile, déc. i(h)3. — Commolet, après la conversion du Roi fut un des plus zélés intercesseurs auprès du Pape, pour la réconciliation de Henri IV avec l'Eglise.
Voir SciPiON DuPLEix, Lettres du Cardinal d'Ossat, Crétineau- JoLY, etc.
G. L'abbaye de Saint-Eloi fut fondée au Xlle siècle par un moine de ral)bave de Belleval, de l'ordre des Prémontrés, qui vint s'établir à Metz, sur les bords de la Moselle. Il fit annoncer dans tous les environs qu'il apportait un morceau de la vraie Croix. (>hacun accourut, on lui fit quantité d'oITrandes ; les seigneurs de Vantoux et de Hayes portèrent la dévotion jusqu'à se dépouiller totalement. Ils donnèrent la terre des Tappes et celle de Marivaux. Ce moine, étonné de sa fortune, ambitionna le titre d'abbé; il s'adressa à Etienne, Evêque de Metz, il en obtint une bulle, datée de 1161, qui érigea son hospice en abbaye, le nomma abbé et lui permit d'appeler à lui telle quantité de moines qu'il jugerait à propos. Cet établissement devint bientôt considérable ; les Papes le prirent sous leur protection et accordèrent différentes bulles
pour confirmer non-seulement les donations déjà faites, mais celles que des personnes qui auraient leur salut à cœur pourraient faire dans la suite. {Bulles d'Alexandre III et de Lucius.)
L'Evêquede Verdun voulut donner aussi au nt)uveau monastère des preuves de bienveillance, il accorda quarante jours d'induli^ence à ceux qui y feraient du bien. Le chapitre de la cathédrale y établit à certains jours de rannée des processions qui se faisaient a\ec le plus grand concours du monde; mais le relâchement et la débauche se mirent bientôt parmi les moines. Les Messins scandalisés ralentirent leur dévotion à la vraie Croix et les ollrandes baissèrent considérablement. Les excès furent dans la suile portés au point que Pierre Jodin, qui était abbé, fut arrêté le i3 février i5()o; on lui fit son procès, les Prémontrés le revendiquèrent, suivant les pi'ivilèges du temps, pour être jugé par eux, ils le déposèrent et le condamnèrent à une prison perpétuelle.
(Ex manuscript. D. Taboui[.lot, t. 2. Bibl. de Met\, 2" série, no I 52).
Les Trois Ordres prirent possession des biens de l'abbaye et donnèrent tous leurs soins à ce nouvel établissement, mais un moine nommé Goëry Huart vint les troubler; il prétendit qu'il était abbé de Saint- Eloy, que le (îcnéral de l'ordre des Prémontrés l'avait nommé et il s'empara d"une partie des revenus. Les magistrats de la Cité parvinrent à engager ce prétendu abbé à renoncer à son droit, ce qu'il fit par acte du 20 novembre i-Spo et les Trois Ordres s'obligèrent de leur côté, à lui payer une pension viagère qui serait affectée sur la terre d'Outremont. La ville devait espérer qu'au moven de cet arrangement, il n'y aurait plus d'obstacles à la création de son collège, mais un autre moine, nommé Jean Chêneau, se présenta comme nouvel abbé ; il soutint que le brevet du Roi ne pouvait avoir lieu, qu'aucune puissance temporelle ne devait, ni ne pouvait supprimer un bénéfice quelconque. Les Trois Ordres virent bien alors qu'ils ne seraient jamais paisibles possesseurs, tant que n'interviendrait pas le concours des deux puissances. En conséquence, ils écrivirent au Pape Grégore XIV une lettre en forme de supplique ; ils lui exposèrent que le défaut de collège nuisait considérablement à la religion, que les jeunes gens qu'on était obligé d'envoyer en Allemagne rapportaient presque toujours dans le sein de leur pairie le poison des erreurs de Luther.
Cette supplique eut tout le succès qu'on pouvait en attendre. Le Pape adressa au Cardinal de Lorraine, Evêque de Metz et son légat, une bulle par laquelle il «supprime et anéantit l'abbaye de
Saint-Eloi ou de Sainte-Croix avec le titre et la dignité d'abbé, pour les revenus servir à l'érection d'un collège et à l'entretien des régents lesquels obéiront à l'Evêque de Metz et à ses successeurs ».
La bulle du Pape, datée du Mont Quirinal le 22 juin i5qi, n'en imposa pas à Jean Chêneau, il soutint toujours ses prétentions avec chaleur et ne cessa d'écrire et de faire des protestations contre tout ce qui pouvait porter atteinte à son prétendu titre.
{Arcliives de la Préfechn'e. Fonds G.).
7. Harangue du P. Armand : « Sire, depuis qu'il plût à Dieu de vous rendre victorieux et paisible possesseur du sceptre et de la couronne qui vous estaient deus et que nous eûsmes ce bien de pouvoir lire et recognoistre en Votre Majesté les perfections conjoinctes en très' haut degré, lesquelles depuis la mémoire des hommes se sont trouvées desparties aux plus grands princes et monarques qui furent oncques, et particulièrement ceste grande clémence, marque asseurée d'un cœur très noble et généreux, de laquelle après tant de victoires et triomphes, vous avez usé envers ceux qui vous avaient le plus offensé; nous conceumes dès lors une très grande espérance que vous useriez envers nous de la mesme clémence et douceur, laquelle de faict nous expérimentasmes quelque temps.
a Mais comme les choses de ce monde sont muables, sur ce commencement et lorsque nous ne pensions qu'à vous rendre très humble service et prester l'obéissance que les subjects doivent à leur Rov et Prince naturel, survint un malheur qui troubla tous nos desseins, et nous esloignant de vous, Sire, nous osta le moyen de vous rendre le service que prétendions. Si est-ce toutefois que nous pouvons vous asseurer, en toute vérité, que nonobstant toutes les traverses et contradictions, nonobstant les faux bruits suscités contre nous tant dedans le royaume que dehors, nous n'avons jamais perdu l'affection envers notre chère patrie, ny le désir de votre service, nv l'espérance qu'avons en votre clémence et lionté naturelle, nous asseurant que le temps enfin découvrirait la vérité et adoucirait toutes les offenses que les malheurs de la guerre avaient apportés avec soy.
« Cette mesme espérance s'accreut beaucoup depuis vosire arrivée en ces quartiers, qui nous faict maintenant jetler à vos pieds, et supplier Votre Majesté d'avoir pour agréable de ne différer plus longtemps la grâce, laquelle tant et si souvent nous avons demandée, et de nous donner occasion de prescher pai' tout le
monde que nos espérances n'estaient pas vaines, estant appuyées sur la bonté d'un si grand Roy, nous recevant à la fin conune ses très humbles subjects et très désireux de s'employer en tout ce qui nous sera possible au service de Vostre Majesté, ne pouvant nous arriver chose en ce monde qui nous apporte plus de tristesse que de nous voir hors des bonnes grâces de nostre Rov, et ne pouvant avder nostre patrie, selon les petits moyens que Dieu nous a donnés et selon la vocation en laquelle il nous a appelés. Nous ne doutims aucunement que l'on n'ait tasché par tous moyens, de nous faire paraistre devant vous, tous autres que nous sommes, par imposition de crimes les plus grands et les plus énormes qu'un subject pourrait commettre contre son Prince et sa Patrie, lesquels toutefois nous détestons comme les plus exécrables ; et si nous avions tant seulement pensé de les commettre, nous nous estimerions indignes, ne diray pas d'estre receus en nostre pays, mais que la terre nous portast. f^'on s'est pareillement efforcé de blasmer notre Institut, approuvé en un concile général, et par tant de Papes, receu par les Roys très chrestiens, vos prédécesseurs, comme s'il nous ordonnait une obéissance envers nostre Général en toutes choses, voire mesme qui seraient contre Dieu et raison.
n Je ne pense pas, toutesfois, Sire, que jamais telle opinion ait pu loger dans l'âme de ceux qui ont eu la moindre cognoissance de n(^stre Institut pour estre du tout contraire à nos institutions qui exceptent toujours en l'obéissance deue à nos supérieurs, tout ce qui ne pourrait se faire sans l'offense de Dieu. Mais comment serait-il possible que de tant et tant de personnes qui entrent en nostre Compagnie, et tous désireux de faire leur salut, il en demeurastvoire unseul, s'ils s'appercevaient que telle non-obéissance, mais impiété y eust lieu ? A-t-on jamais ouy dire d'un seul qui en soit sorty, quelque grand ennemy qu'il soit, qu'il y eust lien de seml)lable et que ceste obéissance dérogeast en rien à celle que nous devons aux rois et magistrats, tant s'en faut qu'elle nous conduise à donner conseil à personne qui soit préjudiciable à Vostre Majesté et à vostre état?
«Plusieurs ont aussy tasché. Sire, de vous persuader que nous sollicitions les enfants de bonne maison de se faire de nostre Compagnie et religion pour avoir leur bien et le joindre au nostre, chose qui est du tout contraire à la manière que nous tenons en la réception de ceux qui désirent servir à Dieu en nostre Compagnie, ne les recevant jamais sans avoir bien et longtemps sondé leur vocation, si elle est par inspiration de Dieu ou suasion des hommes, et ce souvent jusques à trois ou quatre ans. Que si l'on
cognoist telle vocation n'estre de Dieu, ils sont du tout esconduits, pour estre cela un empêchement essentiel à leur réception ; et n'y a' autre chose que nos supérieurs recommandent plus souvent à ceux qui sont de ceste Compagnie, que de se garder fort soigneusement d'induire personne qui soit, en aucun estât religieux en particulier, ains se contenter seulement de les exciter à la vertu et bonnes lettres, laissant du tout au Saint-Esprit ce qui est de la perfection évangélique et des conseils de Nostre Seigneur ; et du faict, le nombre de ceux qui se sont rangés en France, est si petit, qu'il ne fait pas la vingticsme partie de ceux qui sont aux aultres religions et quand ils n'v eussent été receus, aussi bien eussent-ils choisi quelqu'autre ordre religieux. Quant à ce qu'on dit que nous prétendons nous enrichir par le moyen de ceux qui sont receus en ceste Compagnie, il n'est besoin de beaucoup de paroles pour mettre au jour ceste faulseté. Un chacun qui sait les revenus de nos Collèges, estime que peu de personnes se pourront vanter de s'en estre beaucoup enrichis. Une chose, puis-je dire, qu'à peine se trouvera-t-il un de nos collèges par toute la France duquel la fondation soit suffisante pour ce qui est nécessaire à soustenir les charges desquelles on se doit acquitter; et l'on en trouvera plusieurs qui, pour la plupart vivent d'a.umosnes. Celuy de Paris, ville capitale de vostre Royaume, compris les legs de Saint André et Hennequin et tout ce qui pourrait estre party d'ailleurs, n'a jamais eu plus de trois mil livres de rente, lesquelles à peine pourraient suffire pour vingt personnes; un tel collège en méritant jusqu'à soixante, pour toutes les sciences et facultés desquelles nous faisons profession.
'( Plusieurs de ceste grande ville sont entrés en nostre Compagnie et quelqu'uns de maison ; lesquels ne nous ont laissé un poulce de terre. ()ue s'ils ont parfois donné quelqu'aumosne en denier, pour suppléer le défaut de la fondation, la plus grande n'est jamais arrivée jusqu'à la huictième partie de leur bien, et l'on a toujours tasché de le faire avec le gré et le consentement des parents. Si nos collèges ont des fondations suffisantes, nous n'en désirons pas davantage. Eilt si quelqu'un de nostre ciups dispose de ses biens, l'application lui en est laissée libre, et d'ordinaire, si les parents sont pauvres, il leur laisse tout; s'ils sont riches, il en applique quelques parties à œuvres pieuses, ou hôpitaux, au gré de ses parents. Nous serions à la vérité bien misérables et dépourvus de tout entendement si, avant quitté toutes les connnodités que nous avions, ou par succession, ou que nous pouvions acquérir par nostre industrie, nous les voulions rechercher en re-
ligion. Et comment serait-il possible que nous fussions si ardents à les désirer et à les procurer, veu que nous n'avons rien de propre ; et quand nous en aurions cent fois davantage en commun, nous n'en retirerions aucune commodité plus grande pour nostre particulier; le surplus (s'il y en a) estant emplove selon nos constitutions, nous en faisons dispensation charitable aux pauvres escholiers, pour continuer leurs études et aux autres pauvres pour se subvenir en leurs nécessités. Ce nous serait une trop grande charge de conscience devant le jugement de Dieu, qu'il nous i'uét imputé de prendre le prétexte de bien pour abuser le monde et envahir leurs biens, pour feindre qu'ils iraient, ce faisant, en paradis, qui est notre vraie conqueste, à laquelle nous tendons seulement et n'avons aultres desseins quelconques (Dieu nous en est témoin) que de prouffiter à tout le monde et non endommager aucun. Nos déportements en font fov, et toujours seront prests de justifier nos paroles par les effets en tous les pays de la terre habitable, là où les nostres sont avec beaucoup de travaux et de périls si imminents, que c'est merveilles comme ils peuvent subsister, là où ils n'ont d'entrée cogneue dans le pays, ni entendu la langue, ains expérimenté des sauvages et des antropophages toute ci-uauté et barbarie. Si auti-ement dans les pays de la chrétienté, et autres endroits de la terre où les peuples sont civils, nous avons tasché de nous accomoder, tant par la libéralité des gens de bien qLie par un bon mesnagement, ce n'est que pour meilleur moyen de laire nos charges; car nonobstant que la pauvreté volontaire est trèii louable aux bons religieux des ordres mendiants qui sont desdiés à ceste règle, néantmoins, nous qui entendons servir au public, pour ce regard, ne pouvons estre blasmés justement, si nous avons soin de notre entretènement, mais nous avons aussi nos profès qui ne vivent que d'aurnosnes.
" Nous supplions donc, Sire, en toute humilité Vostre Majesté, qu'il lui plaise d'ajouster cette signalée obligation à une infinité d'aultres qui nous tiennent du tout engagés en vostre service; taictes que vostre miséricorde et clémence de laquelle vous userez envers nous ne dépende que de vous mesme, qu'elle soit toute de vous. Le don sera plus précieux et l'obligation qu'aurons envers vous beaucoup plus grande. Cela nous accroistra le courage à vous aimer et servir et excitera un chacun à mesme devoir pour s'affectionner et passionner à vostre service. Nous ne voulons point en cela estre vaincus par les étrangers, ains plutôt les vt)ulons surmonter. Si ceux de nostre Compagnie en Espagne, en Italie, Allemagne le sont, nous mourrons plus tost qu'estant l'ran-
çais nalLirels nous ne rendions le mesme devoir à nostre Rov et Patrie. Le droit et naturel et divin, commun à tous, nous y obli£;e. Et si, aurons beaucoup de particulières oblii^ations à le faire quand il aura plu à Vostre Majesté d'user d'une si L;rande clémence.
« Le sainct et sacré temps, Sire, de la mort et passion de Nostre Sauveur parle pour nous. Ce sang qu'il a respandu à gros randons sur l'autel de la Croix, pour les pécheurs ses ennemys, vous convie d'user de doulceur envers ceulx cjuide cœur et d'aflection sont vostres. Nous n'avons pas tant mérité de Vostre Majesté, pour impétrer une si grande grâce. Mais celuy au nom de laquelle nous la demandons, et qui sans doute la demande pour nous après tant de prières que nous lui avons offertes, aura bien ce pouvoir envers Vostre Majesté qui par sa pieté très chrestienne ne voudrait jamais se départir de ce qu'elle cognoistrait estre agréable à ceste souveraine bonté de nostre Dieu, lequel nous prions que, après avoir fait vivre et régner longues et heureuses années en ce monde, il vous donne un royaume éternel et asseuré en l'autre. »
{Archives de la Préfecture de Met^. Fonds G. Pièce manuscrite.)
S. Lettres des Catholiques de Met^ à AI. le duc d'Epernon.
« Monsieur, encore que cette ville soit tort consolée du collège qu'il a plu au Roy nous faire establir, en quoi il a obligé toute notre postérité, sy est-ce que le principal meuble nous v manque, qui sont les règens, que ne pouvons et ne voulons rechercher ny appeler sans la volonté de Sa Majesté. C'est pourquoy. Monsieur, nous vous supplions très humblement faire cette faveur, si vous jugez que Sa Majesté Paye pour agréable, luy présenter nos lettres par lesquelles nous la supplions très humblement de nous donner et envoyer icy quattre régens jésuites, tels qu'il luv plaira choisir et qu'il cognoistra aymer le bien de son service. Ains, assurons que lesdits régens seront honnestement traites et sv en debvrt)ns à sadite Majesté une perpétuelle obligation, comme à vous. Monsieur, une entièi'e volonté de vous rendre nostre humble service à quoy nous trouverez toujours disposés. »
[Archives de la Préfecture. Fonds G. n" 141).
(j. Sire, les catholii.]ues de Metz, composés d'un grand et honorable clergé, d'une noblesse bien remarquable et d'un grand nombre de peuple se plaignent à Vostre iMajeste que ceu.\ de la religion prétendue réformée qui ne les peuvent passer en qualité et nombre veulent ^aiiner sur eu.\ de contrôler leurs actions et
empèscher les supplications très luimbles qu'ils font et continuent de faire vers Vt)stre Majesté pour obtenir d'icelle ce qu'ils connaissent estre nécessaire pour l'accroissement de la religion catholique et instruction de la jeunesse. Les susdits de la religion prétendue réformée ont cy devant essayé d'empêcher l'establissement des Capucins, Récollets et Minimes ; maintenant ils s'opposent à celuv de quelques régens Jésuites que lesdits catholiques demandent à Vostre Majesté, tels qu'il luy plaira et qu'elle cognoitra estre affectionnés au bien de vostre service, afin que la jeunesse des uns et des aultres soit instruite et sans que les enfants de ceulx de la religion prétendue reformée puissent être contraints es choses qui dépendent de leur opinion, à quoy lesdits catholiques tiendront la main afin qu'ils vivent toujours en union, selon la volonté de Vostre Majesté, mais ne voulant lesdits catholiques en ceste consideiation, rechercher lesdits de la religion prétendue réformée encore qu'ils en aient juste occasion tant à cause du nombre de leurs ministres qu'ils augmentent tous les jours, y en avant qui sont moines défroqués et qui sont à scandale aux catholiques, aultres qu'ils ont débauché ou taché de débaucher tant des capucins que des récollets ; les prêches qu'ils font dans et hors la ville, les écoles et aultres exercices qu'ils ont contre les édits de Vostre Majesté, dont on pourrait avoir subject de plainte, même de ce que les susdits de la religion prétendue réformée possèdent tous les états et offices de la ville, ne leur restant plus que la charge de Maitre échevin qu'ils ont pensé emporter. Ils semblent qu'ils ne se doivent mêler du fait des catholiques et auxquels ils doivent justement céder et les reconnaitre comme ceux desquels ils se sont volontairement séparés, aultrement il faudrait céder à leurs passions et soumettre lesdits catholiques à leur volonté. C'est pourquoi il plaira à Vostre Majesté, Sire, n'apporter aucune considération aux empêchements que lesdits de la R. P. R. forment sur cet établissement, d'autant qu'il ne leur est à charge, ni à frais, joints que ce sont quelques particuliers retirés depuis certaines années en la ville, sous votre protection, qui suscitent ce trouble aux catholiques, y en avant plusieurs aultres natifs de la ville qui n'empêchent ledit établissement du Collège pour n'avoir moyen à envover leur jeunesse aultre part; que si, par importunité, les catholiques recevaient un refus de Vostre Majesté, elle les porterait à une plus grande désunion et en plaintes continuelles. Vue icelle, laquelle ils supplient très humblement et sans avoir égard aux prétextes et faibles oppositions desdits de la R. P. R. accorder auxdits catholiques leur juste requête. Ce sera l'honneur de Dieu,
l'accroissement de vostre service et suhject aux remontrans de prier Dieu pour votre santé et prospérité.
(Archives de la Préfecture de Met:^. Fonds G, n" 1 1 5).
10. 1er sept. i(J2i. Requête présentée au Général de Tordre des Prémontrés par (Claude Pilbrin, abbé de Justement.
Sept. 1621. Ordonnance dudit Général par laquelle il consent que la pension qui pourra être adjugée audit ordre appartienne audit abhe de .lustemont.
18 nov. 1G21. Arrêt du Roi qui maintient TEvêque dans ses droits, à charge toutefois de payei' et continuer à l'abbé de Justemont, la somme de mil livres en mon noie de France, au paiement de laciuelle S. M. déclare tout le revenu de ladite abbave St-Eloi affecté, obligé et hypothèque.
28 déc. 1621, Lettre de l'Evéque aux administrateurs du collège au sujet de la pension de l'abbé de Justemont. (La dite pension a été rachetée l'année suivante moyennant la somme de dix mil francs messins. Note nianuscrile de Doni Taboiiillot.)
{Archives de la Préfecture. Fonds G, n" i52.
1 1 . Lettres Patentes du Roi.
Louis, par la grâce de Dieu, roi de P'rancc et de Navarre, à tous présents et à venir : Salut. Sachant combien il importe poui- notre service et le bien de nos sujets que la jeunesse soit dûment instruite aux lettres humaines,.philosophie et théologie par personnes qui excellent en toutes les sciences et qui {iratiquent soigneusement les vertus qui s'acquièrent par ces études; alin que le public profite autant des bons exemples que des instructions, prédications, leçons et conférences de ceux qui font profession de ces saints et louables exercices; nous avons toujours estimé que l'oc" casion s't)lTrant d'établir des collèges et séminaires dans les villes de notre royaume pour l'instruction de la jeunesse, nous ne pouvons faire choix et élection de personnes plus religieuses, ni de plus grande condition et savoir et de meilleur exemple que des Pères Jésuites, et, lorsque nous avons été lequis de ce faire, nous nous V sommes portés de zèle et d'alfection, alin de témoigner à, ceux qui en faisaient instance que nous desirions contribuer à leur bonne volonté et charité et les faire effectuer à leur contentement comme chose qui regarde non-seulement le salut des âmes de nos sujets, mais l'obligation que nous avons de le procurer pour eux. C'est pourquoi. Notre très cher et amé frèie naturel, Henri de lîourbon, Evêque de Metz, maintenu par arrêt de notre Conseil d'état du i8'' novembre derniei', en la possession et jouis-
NOTES (l I^
sance d'être supérieur et avoir la direction du Collège et séminaire établi en ladite abhave Saint-Eloy de madite ville de Metz, ensemble de tous les biens, droits et revenus de ladite abbave pour être employés à l'entretiennement et charge du collège et séminaire que nous voulons et entendons être effectuellement établis, au tel nom]:)re de classes et professeurs que le ix'venu pouna porter, Tordre et la discipline requises pour l'instruction et l'editication de nos sujets ; nous ayant personnellement fait entendre et représenter que pour la décharge de notre conscience, il ne pouvait commettre et laisser la direction du collège qui lui est ordonné par ledit arrêt à personnes d(jnt la vertu, doctrine, probité et bonne vie soient plus connus que desdits Pères et qui se puissent plus dignement et plus religieusement acquitter de cette sage administration et gouvernement qu'eux, en usant comme ils font aux autres collèges où ils sont établis dans plusieurs villes de notie rovaume. Savoir faisons, que Nous, désirant pour l'honneur de Dieu, l'avancement de la religion catholique, apostolique et romaine, le salut des âmes et instruction de la jeunesse, tant de notre dite ville de Metz que pays messin, favoriser la bonne résolution que notre dit frère naturel a prise de procurer l'établissement desdits Pères Jésuites dans le collège de ladite ville et faire en sorte qu'elle soit de tout point effectuée. Avons aux susdits Pères Jésuites, permis, accorde et octroyé et en agréant la nomination que notre dit frère naturel nous a faite de leurs personnes, permettons, ordonnons et octroyons de grâce spéciale, pleine puissance et autorité royale par ces patentes signées de notre main de s'établir au collège de l'abbaye Saint- Eloy de notre dite ville de Metz avec tel nombre de personnes de leur Société, régents et classes pour l'instructicm de la jeunesse qu'ils adviseront bon pour le tenir et posséder selon les règles et formes qu'ils ont coutume d'observer en leurs autres collèges établis en noire royaume. Et y faire tous les exercices et fonctions auxquels ceux de leur Compagnie ont accoutume de vaquer. Voulons et nous plait que lesdits Pères soient poui- cet effet reçus et admis en notre dite ville de Metz, installés et mis en possession dudit collège et séminaire de Saint-Eloy et que pour la fondation, dotation et entretiennement d'iceluv et de ceux dont il sera compose, lesdits Pères puissent accepter toute donation de meubles et immeubles qui leur sont et seront faites ci-après par nos sujets, en général ou particulier, ou en acquérir sullisamment sous les charges et conditi(Uis expressément portées par ladite du mois de septembre iôo3, registre en notre cour de parlement le 2 janvier en suivant.
Et où les bâtiments dudit collège Saint-Elov ne seraient, en l'état qu'ils sont à présent, assez grands, spacieux et commodes pour les • logements et exercices desdits Pères, voulons que pour le mettre ' et rendre plus habitable et commode, ils puissent acquérir les maisons voisines et autres lieux proches en pavant aux propriétaires d'icenx le prix convenu entre eux volontairement et de gré ' à gré. Et donnons un mandement à notre amé et séable conseiller \ en nos conseils, intendant de la justice et président en ladite ville ' de Metz, le sieur Charpentier, que, du contenu en ces patentes il j fasse, souffre et laisse lesdits Pères Jésuites jouir et user pleine- \ ment, paisiblement et pei'pétuellenient. (contraignant à ce faire, souffrir et v obéir tous ceux qu'il appartiendra par toutes voies : douces et raisonnables, nonobstant oppositions ou appellations quelconques. Pt)ur lesquelles et sans préjudice d'icelles ne voulons 1 être différé et dont si aucunes inteiviennent nous avons retenu et ' i-éservé, retenons et reservons à Nous et à Notre Conseil la con- ' naissance et icelle interdite et défendue, interdisons et défendons -j à toutes nos cours et juges quelconques. Car tel est notre désir. V Et afin que ce s(.)it chose ferme et établie à toujours, nous avons ^ fait mettre notre scel. Donne à Paiis, au mois de mars de l'an de ' grâce 1G22 et de notre régne le douzième. Signé : Louis.
Lettres de cachet notifiant lesdites lettres patentes au Maitre
échevin. Treize, Conseils et habitants de la ville de Metz. 21 mars 1
Lettre de Henri de Bourbon, Evéque de Metz au R. P. Bouvet, J
provincial de Champagne, (> aviil it)22. ;
Lettre du Gouverneur de Metz â M. de Villers, sieur de Saulny, ■
Maitre échevin de Metz, f» mars it)22. j
Lettre du même au Commandeur de Lromigère, (}rand prieur ( de Toulouse, (Commandant pour le Koi es ville et citadelle de
Metz. i
{Arcliives de la Préfecture. Fonds G.). .!
12. /\'f^//('/e présentée au Rov par les Gentilshommes, citoyens (
et habitants de la ville de Metz, faisant profession de la R. P. R.
Les suppliants après avoir rappelé que déjà sous le feu roi, les i
Jésuites ayant obtenu des lettres patentes pour s'introduire dans ;
le collège; ce prince, considérant le préjudice que cette introduc- :
tion ferait auxdits su|ipliants, avait sursis l'exécution desdiles j
lettres, ils ajoutent ()ue lesdits IV'ies Jésuites avant obtenu de ;
no Liv elles lettres patentes, les su|i|iliants. parceque c'était les spolier \
des di'oils qui leur avaient ete concèdes par le feu roi, s'étaient ;
NOTES (l2, l3, 14)
opposes à rext'cutioii desdites lettres. . . requerent du Roy qu'en faisant droit sur icelle, il lui plut ordonner que lesdits Pères Jésuites soient assignés au Conseil de S. M. pour voir casser et annuler lesdites lettres comme subreptices.
(.l/-f//n't'.s- de la Préfecture. Fonds G.).
t3. Les Réformés prétendant que la prise de possession était contre tout droit et équité, ledit sieur Coetteteau n'ayant ni autorité, ni pouvoir, ni juridiction de connaitre a TexecLition des Lettres patentes de S. M... requeiaient qu'il plut à S. M. de maintenir lesdits suppliants en leur ancienne et paisible possession, révoquer, casser et annuler tous actes de prise de possession, etc. . .
Lettre de Henri de la Valette, (}ouverneur de Metz à l'Evèque de Dardanie pour le remeicier de ses démarches au sujet des Jésuites, pour l'encourai^er et le soutenir « malgré les traverses que ceux de la R. P. R. leur suscitaient auprès du Ro.y. Mais j'espère qu'il continuera à les protéger. Ce m'est un grand contentement d'avoir su que le clergé et la noblesse les ayant receus avec applaudissements. . . »
{Archives de la Préfecture. Fonds G.).