‹ Les Jésuites à MetzChapitre 6 sur 107 · ETABLISSEMENT DES JESUITES A METZ · texte numérisé non relu

ETABLISSEMENT DES JESUITES A METZ

E premier établissement des Jésuites à Metz eut lieu en i5<S2. Grâce aux libéralités de Didier Nicolas et du chanoine Toussaint Roussel, une maison fut achetée sur la paroisse Sainte- Ségolène. ' Deux Pères y furent envoyés avec mission de catéchiser, de confesser et de combattre l'hérésie. Le père Commolet fut le Supérieur de cette résidence qu'il dirigea jusqu'en 1589; à cette époque, il dut se rendre à Paris, où son talent de prédicateur fut mis au service de la Ligue. -

Quelques années plus tard, Monseigneur Fournier, chanoine de Reims, suffragant et vicaire général de

' Voir Pièces justiticatives, note 4.

- Voir Pièces justificatives, note 5.

rÉvêque de Metz, voulut fonder un collège à Metz et en confier la direction aux Jésuites. Dans cette intention, il acheta la maison dite de Jo}'euse-gardc (Jardin botanique), mais ne pouvant réaliser son projet, il y installa les Capucins en i(3o2.

Pendant cette funeste époque, Metz demeura neutre. Tour à tour, sollicitée par les ligueurs et par les huguenots, elle résista avec une égale énergie aux menaces de Clervant, zélé défenseur des intérêts allemands et aux sollicitations des princes de la maison de Lorraine, se bornant à empêcher les différents partis d'approcher de ses iiiurs. Dès qu'Henri IV eut abjuré, elle reconnut son autorité et avec la majeure partie de la France l'acclaiTia comme son souverain.

L'abjuration du Roi amena la pacification du royaume ; les Jésuites s'en virent refuser le bénéfice. L'LTniversité de Paris, irritée de voir ses classes désertées, leur suscita les chicanes les plus injustes, La tentative régicide de Chàtel permit d'accueillir toutes les calomnies. Le Parlement se fit l'instrument de ces rancunes et le 2q Décembre 1594, un édit bannit du royaume les membres de la Compagnie de Jésus. Les Pères de Metz se retirèrent à Pont-à-Mousson, en Lorraine.

Cependant Metz demeurait toujours privée de collège. Les abba}'es de Bénédictins avaient bien quelques classes où l'on instruisait les jeunes gens appelés à reci'uter le clergé régulier ou séculier, en même temps que les enfants des tenanciers et des serviteurs de l'ordre, mais cet enseignement n'avait rien de régulier

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