‹ Les Jésuites à PoitiersChapitre 101 sur 236 · Cf Rolland, Compte-rendu, etc · texte numérisé non relu

Cf Rolland, Compte-rendu, etc

ces difficultés. Celui-ci était de la redevance du roi et les causes allaient droit à Paris. Il avait alors pour titulaire Joachim Chapeau. La procuration du prieur, en date du 17 février 1618, porte que ce bénéfice sera résigné entre les mains du pape pour être uni par Sa Sainteté au collège de Poitiers. Dès le 10 février de l’année précédente, Henri Louis Chasteigner de la Roche- Posay, évêque de Poitiers et abbé de Saint-Cyran, de qui dépendait le prieuré, avait donné son consentement. |

Le 15 janvier 1620, le recteur du collège prit possession du prieuré de Sainte-Radegonde en la forme ordinaire ; l'acte en fut insinué au greffe ecclésiastique de Tours le même jour; il fut publié, par trois différents dimanches, à la messe du Petit-Pressigny par le curé de la paroisse

Il est bien évident que le P. Lespaulard fut, après le P. de Moussy, le recteur le plus intelligent etle plus entendu depuis la fondation du collège. À une activité sans égale il joignit une vigilance peu commune, qui s'étendait à tous et à tout. Profondément estimé de ses subordonnés, il sut les entourer de soins tout paternels. Ses dépenses pour la maison, qui paraissent fort élevées et le sont en réalité, eurent surtout pour but d'assurer aux religieux dont il avait la direction le bien-être matériel et le confortable qui ne sont pas toujours incompatibles avec les vœux professionnels. C’est ainsi qu'on le voit s'approvisionner, en une année, après les choses vulgaires du ménage, de 82 aunes de toile pour chemises et linceuls, 2 rouleaux de toile pour serviettes, 2 aunes de toile de Hollande pour collets, qu'ilplace soigneusement «dans le grand coffre, vis à vis de la chambre du P. Maistre, avec 324 serviettes, 32 douzaines de mouchoirs tout neufs et quelques autres menus linges » ?.

Il achète encore 56 brebis, moutons ou agneaux, 3 cavales, 2 poulains et 3 chevaux de charroi, qu’il envoie dans ses métairies, qu’il veut très bien soignées, comme on soignerait une vache à lait, une poule aux œufs d’or. Eux-mêmes, les bons Pères, ne trouvent-ils pas dans ces lieux enchanteurs, sousles frais et salutaires ombrages tels qu'en offre, par exemple, la riante vallée du Clain, à Ligugé, le calme et le repos si nécessaire à leurs fatigues et à leurs travaux ?

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