‹ Les Jésuites à PoitiersChapitre 122 sur 236 · Archives Départementales, D · texte numérisé non relu

Archives Départementales, D

3. Entre autres un exemplaire des Conciles de Labbe. (Bibliothèque de la EURE

&. Il avait déjà fait don une première fois de son argenterie à la sacristie le 45 décembre 4673, comme il paraît par un billet signé de sa main auquel il avait apposé ses armes.

laquelle il reconnaît avoir retiré des mains du P. Tillac, jésuite, un dépôt de 600 louis d'or, valant 6.600 livres, dont il l'avait chargé, et l'en tient quitte (20 août 1680).

Enfin, le 42 décembre 1687, M. Le Tenneur fitun testament solennel, signé Vezier et Dubois, notaires royaux, par lequel il exprime sa volonté d’être enterré dans l’église du collège de la manière et avec les mêmes solennités que l’on enterre les jésuites.

« Il n'est pas surprenant, dit l'auteur des Mémoires et Extraits touchant la fondation du collège royal de Poitiers !, que M. Le Tenneur ait fait don de sommes considerables au college de Poitiers : il estoit interieurement jesuite. Gela paroit par la permission qu'il obtint de nostre R. P. general Paul Oliva, d'estreenterré dans notre eglise en habit de jesuite après avoir fait les vœux de la Compagnie *. J'ai d’ailleurs remarqué que dans tous les actes que j'ai vus signés de sa main il avoit mis un grand J au bout de son nom, comme le font ordinairement un grand nombre de Jesuites ».

M. Le Tenneur fut donc, à n’en pas douter,comme M. Bardin, fondateur de la bibliothèque des Jésuites. Cela ne peut être contesté, puisque tous les livres qui la composaient et ceux que l’on achetait chaque année étaient inserits, paraît-il, à son nom ; cependant, de toutes les sommes qu’il avait données au collège, on n’en trouve aucune de constituée pour un fonds de rente destiné à l’entrelien et à l'augmentation de la bibliothèque : ce qui porterait à croire que M. Le Tenneur s'était contenté de l'inscription faite sur les livres du collège, ou que, s’il y a eu quelques actes qui marquassent sa volonté, ils ont été soustraits ou écartés des autres papiers.

Une autre supposition, très fondée, c'est que M. Le Tenneur établissait ses donations sous des noms d'emprunt. C’est ainsi

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