‹ Les Jésuites à PoitiersChapitre 142 sur 236 · Cf. Nouvelles ecclésiastiques · texte numérisé non relu

Cf. Nouvelles ecclésiastiques

2. Le Père Richebourg, fameux Jésuite, se fit un scrupule d'aller voir Madame de Vaurouys, sa sœur, au lit de mert, à cause qu’elle était liée avec les Appellans. Cependant il eutla condescendance de ne pas refuser 200 livres de pension que cette dame lui avait laissées par son testament, « sous prétexte que cette pension, jointe à une autre de 400 livres qu'il avoit déjà, pourroit servir à la gloire de Dieu ». — Ibid., 4724.

3. Le 6 juin 1730, fut faite l'arrestation, en vertu d’une lettre de cachet, du prêtre Herbault, du diocèse de Poitiers, dans sa maison de campagne, paroisse de Saix, près de Fontevrault, à 4 lieues de Loudun. On le conduisit au château de Nantes pour y être interné. « On ne voit d'autre raison de sa détention que son attachement à l’Appel et aux vérités pour:la défense desquelles il a été interjeté. C’est un renouvellement de zèle dans M. de la Poype, évêque de Poitiers, entraîné par les Jésuites qui le portent à demander contre les meilleurs ecclésiastiques de son diocèse des ordres rigoureux, qu’il est aujourd’huy si facile d’obteuir. C'est ainsi qu’on a vu que ce prélat a fait reléguer cette même année deux de ses curés, l’un chez des Récollets, . l’autre chez des Cordeliers ». — Ibid., 1730.

le P. Le Comte, qui mourut subitement dans l'Université même, dans le moment qu'il venait de confirmer son acte d'appel au futur concile, — et le P. Martin !.

Ce qu’on nomme l’humeur gauloise ne perd jamais ses droits dans notre pays de France. De tout temps, la satire, le rire moqueur, la raillerie ont été inséparables de l'esprit français. Nombreux sont les ouvrages, soit en vers, soit en prose, qui reprennent, censurent, tournent en ridicule les vices, les passions déréglées, les sottises, les impertinences des hommes.

Depuis l'apparition de l’Augustinus, en 1640, le clergé français se trouvait partagé en deux camps : d’un côté les Jésuites, complètement hostiles à la doctrine de Jansénius sur la grâce*, et soutenus par les papes # et par Louis XIV: de l’autre les Jansénistes, parmi les plus remarquables desquels furent : l’abbé de Saint-Cyran, Antoine Arnauld, sa sœur Angélique, abbesse du couvent cistercien de Port-Royal, Pascal et une communauté de savants qui vivaient dans le voisinage de Port-

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