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Rabelais, liv. II, Ch. VI

3. Programme du collège de Pau (1690) : Classe de Quatrième: M. T. Cicéron, Songe de Scipion; Virgile, Enéide, liv. V; Lucien, Dialogues des Dieux, XII : Prosodie de Despautère.

+. Programme du collège de Pau (1690) : Classe de Seconde (lisez : Troisième):

M. T. Cicéron, pour le roi Déjotarus ; Horace, liv. IV; Isocrate, Panégyrique d'Evagoras (à continuer).

qu'à la fin du xvn° siècle !; elle n’était, en somme, que la continuation des exercices de la 7roisième. A partir de cette époque, la première classe de grammaire fut bien réellement la Sixième ?.

En Rhélorique, couronnement des études, aux Discours de Cicéron on ajoutait encore les Livres de l’Orateur, l'Orateur, le Brutus, les Partitions oratoires, les Topiques, et Quintilien et Sénèque, sans oublier toutefois les poètes : Virgile, Horace, Catulle, Tibulle, Properce, Perse, Juvénal, et quelquefois seulement Plaute. Pour le grec, l’Jliade et l'Odyssée d'Homère ; les Travaux et les Jours d'Hésiode, les Zdylles de Théocrite; en outre quelques Dialogues de Platon, un certain nombre de Harangues de Démosthène et d’Isocrate, la Rhélorique d'Aris-. tote, des Æymnes de Pindare, et d’autres morceaux de ce genre, selon les choix des maîtres et la portée des disciples 5.

Les devoirs étaient des développements ou amplifications littéraires ‘, avec des exercices de versification : une ode, une élégie, une lettre ou un poème traité en plusieurs reprises. Les Jésuites cultivaient l’éloquence et l’art oratoire, arrêtant particulièrement l’attention de leurs élèves aux élégances superficilles de la forme et à la recherche du joli langage. Ils s'attachaient surtout à former des orateurs notamment pour la chaire et complétaient leurs leçons par de sages conseils sur les gestes du prédicateur.

1. On trouve la classe de Seconde mentionnée pour la première fois au collège d'Angoulême en 1694. (Arch. Dép. de la Charente, D. 9).

2, La elasse de Sixième fut maintenue au collège de Sainte-Marthe jusqu’en 1773 sur la demande de l’Université de Poitiers. (Arch. Dép., D. 195). De nouveau supprimée cette année, elle fit sa réapparition en 1784. (Affiches du Poitou).

3. Programme du collège de Pau (1690): En Rhélorique : M. T. Cicéron, contre Pison ; Sénèque, Hercule furieux; V'Iliade d’Homère (à continuer). — Même programme au collège d'Eu. Cf. Bréard. Histoire du collège d'Eu.

. Le livre classique en ce genre était le Recueil d'Exercices composé par un

auteur qui vécut vers la fin du deuxième siècle de Père chrétienne : Aphtonius. En 1623, la Compagnie de Jésus l'avait fait imprimer pour tous ses collèges : Aphtonii Ed. nova a P. S..J. aucta et recognila et ad usum studiosæ juventutis accommodata. (Cramoïisy, 1623). Cf. Lantoine, Histoire de l'Enseignement secondaire en France, (Paris, 1874).

… Du geste et du sens la mesure pareille :

Doit autant charmer l’œil qu’elle enchante l'oreille; Quand le geste et le sens sont toujours de complot, Un seul geste jamais ne dément un seul mot 1.

Un jeune gentilhomme pouvait en rester là. Bien peu, relativement, abordaient la philosophie qui les retenait deux ans encore sur les bancs du‘collège. Seuls les aspirantsàäla théologie, c'est-à-dire ceux qui se préparaient à entrer dans les ordres, continuaient sans hésiter leurs études ?.

Le cours de philosophie (philosophie scolastique) était consacré à l'explication servile et de vive voix des ouvrages d’Aristote. Nulle préoccupation ni étude des doctrines pourtant déjà répandues des philosophes modernes Bacon, Descartes, Leibniz, Spinoza, Locke, pas plus que des théories dogmatiques et morales, ailleurs si appréciées, de Piaton, Plutarque et Sénèque.

La première année, ou classe de Logique, on faisait la lecture et le commentaire des Catégories, auxquelles venaient se joindre d'abord les Analyliques, ensuite les Z'opiques et l'Ethique *. Toutes ces explications réclamaient beaucoup de soin et d'application.

La seconde année, ou classe de Physique, on interprétait la Physique et la Métaphysique, complétées par les notions de la Sphère et des premiers livres d'Euclide ‘. Mais tout cet enseignement n'élait guère que théorique, le collège de Poitiers n'ayant alors ni sphères, ni machines suffisantes pour les expériences, ni maîtres capables de les tenter. On possédait

1. Le Geste du Prédicateur, pièce de vers inédite (à la fin d’un traité de Rhétorique), qui est certainement l'œuvre d’un Père jésuite de la fin du xvrr° slècle, et où sont consignés, non sans quelque malice, tous les défauts des mauvais prédicateurs. Cf. Histoire du Lycée de Pau, p. 70-74.

2. 11 n’en fut pas toujours de même. Peu après le départ des Jésuites, les cours les plus nombreux du collège de Sainte-Marthe furent au contraire ceux de philosophie. En 1790, on comptait plus de cent élèves dans la seule classe de Logique. Cf. De La Liborlière, Vieux Souvenirs du Poitiers d'avant 1789.

3. Programme du collège de Pau (1690): Classe de Logique: Aristote (Organon d’).

+. Programme du collège de Pau : Classe de Physique: De Ortu et Interitu: (21

cependant quelques instruments de physique, qui furent retrouvés plus tard dans le corridor du premier étage du pavillon Æenri IV par les commissaires chargés de faire la visite du collège de Sainte-Marthe (9 août 1766) :.

Bien qu'il n’y ait là aucune indication de classe pour les mathématiques, nous savons qu'on les enseignait, quoique imparfaitement sans doute, au collège de Poitiers depuis 1688, puisque c’était une de conditions du contrat d'union du collège du Puygarreau à celui des Jésuites. Dans le plan d’enseignement de ces religieux, les mathématiques étaient d’ailleurs une des branches de ce qu'ils appelaient la philosophie qui comprenait tout ensemble la philosophie au sens propre du mot, la logique, la philosophie morale et la physique. L'histoire naturelle n’y figurait pas : après l'expulsion de la Compagnie, les officiers municipaux de Poitiers émirent le vœu que l'on donnât au moins, dans le nouveau collège, quelque teinture de l'histoire naturelle et civile ?.

Une lacune plus regrettable encore était l'absence présque totale de l'enseignement de l'histoire et de la géographie, qu'on n’étudiait que par rencontre, accidentellement, à l'occasion d’un texte grec ou latin. Les élèves savaient ainsi les révolutions d'Athènes, de Rome ou de Perse; mais ils ignoraient les événements dont leur propre patrie fut le théâtre. Ils connaissaient toutes les fables qui se rattachent aux héros de l'antiquité; les annales de l'Europe ainsi que celles du monde moderne resiaient pour eux un livre fermé. Ce système était déplorable #,

Pour chacun de ces cours, le premier semestre était employé à apprendre, et le second était consacré à la revision, conformément aux principes du Æatio studiorum ‘.

4. Archives Départementales, D.24. — Entre autres instruments, on trouva : « une machine pneumatique, une machine électrique, quelques récipients, un autre récipient pour l’expérience du son dans le vuide ».

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