‹ Les Jésuites à PoitiersChapitre 182 sur 236 · Règlements, art. XXI · texte numérisé non relu

Règlements, art. XXI

familles, sur lequel l’usage varie dans presque tous les pays qu’il a parcourus.Dans lesuns les enfants partagent également; dans d’autres le partage est inégal ; en quelques endroits la Commune assigne à l'aîné le principal héritage; dans quelques autres, elle assigne le préciput au cadet. Enfin il est des républiques où la loi permet aux pères et aux mères d’avantager tels enfants que bon leur semble. Comme Cyrus veut établir dans ses Etats une loi générale et uniforme, il a chargé Hystaspe, chef de son conseil, d'examiner à laquelle de ces différentes manières on doit donner la préférence. Celui-ci propose la question à quelques jurisconsultes qui plaident chacun pour l’une de ces sortes de partages ».

En 1774, l'exercice eut pour objet : « Les Règles de l'Eloquence ». En 1775, ce fut un plaidoyer français sur « Quatre défauts de la jeunesse : l’indolence, la vivacité et l’emportement, le caractère léger et volage, et l’excessive complaisance ». Chaque avocat prétendait que le défaut dont il avait corrigé son élève, était le plus nuisible à son bonheur, et à l'esprit social. En 1776, l'exercice fut le même qu'en 1775. La distribution solennelle des prix du 29 août 1777 fut précédée par un exercice de rhétorique, en forme de plaidoyer, sur le sujet suivant :

« Vainqueur des trois Curiaces, et chargé des triples dépouilles qu’il avait remportées, Horace revenait à Rome à la tête de l’armée et au milieu des acclamations du peuple. Sa sœur qui avait été promise à l'un des Curiaces, vint à sa rencontre, devant la porte Capène. Ayant reconnu sur les épaules de son frère une cotte d'armes qu'elle avait travaillée de ses propres mains, et dont elle avait fait présent à son futur époux, elle s’abandonna à sa douleur et à son désespoir, et vomit contre son frère un torrent d'imprécations. Le jeune vainqueur, indigné des lamentations et des invectives de sa sœur, au milieu de la joie publique et de son triomphe, la tue de son épée. Cette action est regardée comme atroce et comme attentatoire à l'autorité publique par les Duumvirs qui accusent Horace devant le tribunal du Sénat, auquel le roi a évoqué cette cause, et demandent qu'il soit puni de mort »f.

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