Voir ci-dessus, p
3. L'art. XXVII des Règlements était pour remédier à ces inconvénients : « Ordonnons aux écoliers du collège (de Sainte-Marthe) et à ceux des autres
écoles qui assisteront aux actes publics de s’y comporter avec décence et retenue ».
Nous en trouvons les détails dans le procès-verbal des poursuites qui furent dirigées, le 8 juillet 1736, par l'Université contre les auteurs de cette inconvenante agitation. Au moment de commencer: exortus est subinde astantium adolescentium tumultus, qui vel magna voce theses exposcerent, vel à tergo Doctorum excubantes, e manibus corum subducerent; imo et media vixdum disputatione, repelilis manuum percussionibus, frequentibus sibilis et iteratis clamoribus, e0 procacitalis el proterviæ devenerunt, ut cum nec Doctorum monitis nec 1psius Rectoris auctoritate possent contineri, Rector el proceres A cademiæ, prædictus Mæcenas illustrissimus, cæterique ordines coacti sint e consessu recedere. L'assemblée consultée, il fut décidé qu'une instruction serait faite contre les perturbateurs. L'Université, en défendant de pareils actes, ordonna que, inquisitione in e0s rite facta, ad nullos gradus, in quacunqué Facultate, promoveantur, gravioribus eliam pænis, si casus exposcat, Subjiciantur. Elle fit défense d'arracher les thèses, taper des mains, siffler, crier. Le décret fut affiché aux portes des collèges, lu en classe par le professeur, et publié par le secrétaire général à l’acte suivant !.
Cette mesure, l'Université, dans ses Règlements de 1763, l'étendit à tous les écoliers coupables d’insubordination ou de manquement grave sait au principal, soit au sous-principal, soit même aux régents. « La jeunesse devenant de jour en jour plus dissipée et plus indocile, on ne sauroit, disait-elle, prendre trop de précautions pour la contenir ». La crainte d’être chassé du collège et d'être privé des degrés était, en effet, le moyen le plus sûr pour empêcher les écoliers de donner dans des écarts, et maintenir la subordination et le bon ordre. « Comme il pourroit arriver que la seule expulsion ne feroit point assez d'impression, l'inhabileté à prendre des degrés, la privation de ceux déjà acquis, empêcheront que les écoliers ne s’oublient, ou s’ils’en trouve qui méritent toutes ces peinæs, ce sont des sujets qui dès là même les méritent et pour qui on ne doit avoir aucuns égards » *.
Tous ces écoliers, ceux entre autres des classes supérieures,