‹ Les Jésuites à PoitiersChapitre 202 sur 236 · Archives Départementales, D · texte numérisé non relu

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avaient de leur petite personne une estime fort exagérée. Ils. ne se fréquentaient guère qu'entre élèves d’une même classe et délaissaient ceux des ctasses inférieures. Les physiciens surtout, Maynanimi' Phisici heroes, élèves de deuxième année de philosophie, nourrissaient un grand dédain pour leurs camarades de première année, les logiciens, et même pour leur professeur. Nous avons déjà vu ces messieurs, fiers de leur nouveau. titre de maître ès arts, se gausser publiquement de ces petits chevaliers qui soutenaient leur thèse sur la logique, et s'étonner de ce qu'ils osassent ainsi, eux, «chevaliers jusqu'alors inouïs », descendre dans l’arène. Wirum, profeclo mirum, quod in arenam: descendatis, Equites tunc usque inaudili 1! Mais la clôture de la physique, qui arrivait vers la fin de juin, était chez eux l’occasion la plus favorable pour, d'une part, exalter l’étendard déployé par leur maitre*?, de l'autre, pour témoigner leur mépris à leurs cadets.

A cette époque, ilétait d'usage aussi que l’un des étudiants de physique, accompagné de ses camarades, vint dans la classe de logique, dont les vacances ne commencçaient qu'avec le mois d’août,adresser enlatin aux élèves de ce cours un discours d'adieux que quelques-uns faisaient même en vers. L'orateur ne manquait jamais de préconiser avec enthousiasme le sytème de physique de l’année qui finissait, en dépréciant malignement le système présumé de celle qui allait commencer. gl

Un autre usage, enfin, non moins plaisant, consistait à offrir toutes les vieilles plumes de la classe au professeur de logique.

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