Dreux du Radier, op. cit
{ 2. Coloniæ Ubiorum, apud Jodocum Kalcovium. (1665, in-12).
titre général: Christo nascenti affectuum Cytharisma. « Le P. Olivier n'est pas moins élégant dans ses vers lyriques que dans ses autres ouvrages. Tout y parait facile et naturel, quoique rien n’y soit lâche et négligé. Il y a beaucoup de feu, beaucoup d'art, et d'autant plus de travail qu'il n’en parait point !».
En outre,nous rappellerons que le P.Olivier est l'auteur d'une oraison funèbre d'Anne d'Autriche qu'il prononca, en 1666, dans la chapelle du collège de Poitiers; d’un panégyrique en vers lalins de M. de Marilhac, intendant de la même ville, et enfin de la Æeponse au livre de la probabilité, question qui occupait tant les Jésuites à cette époque.
Le P. Olivier mourut, dit-on, le 24 mars 1684.
Un autre élève du collège, contemporain du P. Olivier, fut le célèbre agronome et jardinier Jean de La Quintinie, né en 1626 à Saint-Loup (aujourd’hui du département des Deux-Sèvres), berceau de la famille de Voltaire. Après avoir fini les deux années qu'on donnait à la philosophie classique, il prit quelques leçons de droit et alla s'établir à Paris en qualité d'avocat. Il y acquit une certaine réputation et l'estime des magistrats. L'un d'eux, président à la Cour des comptes, lui confia même l'éducation de son fils ; mais La Quintinie déroba à son élève quelques instants pour les consacrer à l'étude de l’agriculture et du jardinage, qui faisait ses délices. Il fit un voyage en Italie, d'où il rapporta une riche provision d’observalions et d'expériences, qu’il renouvela en France avec le plus grand succès. Louis XIV, instruit de son mérite, créa pour lui les jardins polagers de Versailles, de Chantilly, de Rambouillet, etc., dont il lui confia la garde avec le titre, nouveau alors, de directeur général des jardins fruitiers et potagers de toutes les maisons royales.
La Quintinie avait épousé Marguerite . Joubert, dont il eut trois fils. Le cadet, après la mort de son père et de ses deux frères, publia le grand ouvrage de La Quintinie: /nstructions pour les jardins fruiliers et potagers, avec un Traité des orangers, suivi de quelques réflexions sur l’agriculture. Ce livre, imprimé à Paris, chez Barbin, comprend 2 volumes