XLII INTRODUCTION
ledit prieur. Esquelles escolles par le bas aura rois petites escolles pour artistes (étudiants de la Faculté des arts) et une grande pour ung docteur, et par le dessus en aura une autre pour ung autre docteur, de la grandeur de celle du docteur du bas, et le surplus dudit hault demourra en une grande escolle qui servira tant pour la lecture d'un docteur que pour faire tous actes et repetitions» ”.
Ce bâtiment, dont le devis s’éleva à la somme de 1080 livres, n’estautre que celui (ou partie de celui) qui a servi de mairie jusqu'en 1873 ou 1874, et qui est devenu depuis l'hôtel de la Société des Antiquaires de l'Ouest. Et la rue Terrière n'est autre que celle appelée des Grandes- Écoles. ;
Le nouveau local fut livré à l'Université en 1450.
A partir de cette époque, le chiffre de la population scolaire augmenta rapidement. Au témoignage de Chassanée, du temps de Louis XII, la capilale du Poitou ne comptait pas moins de 4.000 étudiants français, italiens, flamands, écossais ou allemands. Cette variété d’origine, vraiment extraordinaire, est également attestée par de Sainte-Marthe, qui écrivait, à peu de distance, dans une ode en l'honneur de Poitiers :
Et ton école célébrée
Par les saints vracles d'Astrée, Fait-elle pas venir à nous
Celui qui boit les eaux du Tibre, L’Allemand, le Suisse libre,
Et l’Anglais au visage doux ? :
1 Registres municipaux, n° 7.
2 Sainte-Marthe, OEuvres. Paris, 1579, in-4. (Bibliothèque communale d'Amiens).