‹ Les Jésuites à PoitiersChapitre 33 sur 236 · INTRODUCTION XLVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XLVII

Lourdin, l’une des curiosités locales de cette époque, ou autour de la fameuse Pierre-Levée, non moins immortalisée par une page de Pantagruel pour les banquets renommés qui s’y faisaient « à force pastés et jambons ».

L'un des articles des statuts de 1494 concernait la tenue des écoliers. Déjà les prescriptions de 1432 astreignaient les étudiants à « cheminer honnestement avec habits decents » et à ne pas pécher « tant en leurs gestes qu'en leurs habits et autres choses ». En 1494, les écoliers étant alors dans l’usage de célébrer la fète des Rois par des festins et autres plaisirs mondains et déréglés, la Faculté des arts, se substituant ici à l'Université, leur fit défense de tenir à l'avenir de pareilles assemblées, si contraires aux bonnes mœurs : non equitabunt per villam.……; suis tamen in ædibus, respective constitutis regibus, poterunt dicta festalia celebrare ”.

« C'était aussi un usage de bon ton que ces messieurs, jaloux d’éterniser le souvenir de leur séjour à Poitiers, inscrivissent, à la pointe de leurs belles dagues, ou d’un simple cousteau, aux côtés ou à la surface du dolmen, qui alors reposait lourdement sur ses cinqjambes complètes ?, leurs noms obscurs à côté de ceux des illustres voyageurs, des studieux touristes et géographes,tels que Hogenberg, Orteluis et Georges Brunn. Et puis, afin de promener leur importance naissante et de se délasser dans une honnète récréation, soit des fatigantes recherches de la jurisprudence, soit de quelque far niente d’un tout autre genre, lesdits écoliers fréquentaient en causeurs la place du Marché- Vieux (aujourd’hui place d'Armes), embellissant d’un air

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