‹ Les Jésuites à PoitiersChapitre 45 sur 236 · Id. É D · texte numérisé non relu

Id. É D

INTRODUCTION LI Un boursier ne pouvait pas disposer de sa bourse en faveur d'un autre écolier!.

Ces boursiers étaient relativement âgés. Les uns étaient déjà prêtres et continuaient leurs études en théologie : d'autres étudiaient en droit ; d’autres enfin, plus jeunes, commencçaient leurs classes ou faisaient leurs humanités.

Ils étaient en très petit nombre. Le collège de Géléasis ne fut fondé que pour douze boursiers, dont six prètres. et six clercs. Il n'y en eut jamais que huit. Le collège de la Serenne en reçut seize, dont huit appartenaient au diocèse de Bourges, et les huit autres provenaient principalement de la psalette de Saint-Hilaire. Quatre de ces écoliers devaient étudier en théologie, quatre en droit canon, et huit ès arts, sous la direction commune de trois prêtres qui, en outre, célébraient la messe une fois par semaine. Le collège de Montanaris logeait sept collégiens, dont trois prêtres chantants messe et quatre jeunes laïques, tous étudiants en droit civil et canon. Au Puygarreau huit écoliers seulement, dont un prètre, un autre receveur ou procureur, el les autres six pauvres étudiants de la ville, dont trois étudiants ès arts et trois en théolologie. Les Deux-Frères n’en avaient que six, auxquels on avait imposé comme charge de faire dire deux messes après la mort de leurs bienfaiteurs. Enfin Sainte-Marthe en avait neuf, dont trois devaient être prètres, choisis de préférence parmi les chantres d’une église, et faire l’office divin comme dans une paroisse. Des six autres, trois devaient étudier la grammaire, et trois les arts.

La dotation des boursiers variait de collège à collège selon l'importance de la fondation. Les huit de Géléasis jouissaient d’une rente de 80 livres, ce qui faisait 10 livres

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