LVIII INTRODUCTION
tournois par an pour chacun !. (Testament de M° Nicolas Turquand).
Les legs portés sur le testament d’Etienne Bonnez fait en faveur du collège de la Serenne (8 août 1461)”, étaient les suivants : 40 mares d'argent (1.700 fr. environ), 125 écus d’or (873 fr.), 33 royaux (222 fr.), 7 pipes de vin, 70 sétiers de tous blés, tous ses livres, les terrains et les maisons avoisinant le collège. Chaque boursier avait droit chaque jour à 5 deniers tournois (1 fr. 25), quand il était en théologie ou en droit canon, et 4 deniers seulement (1 fr.) en faculté des arts. Les maîtres étaient payés le double. à |
Au Puygarreau, chacun des boursiers recevait par an 100 livres de rente en argent, blé et vin, assises sur tous les biens, dîimes et héritages de la fondatrice ?.
La durée des études n'était pas moins variable. C’est ainsi qu'au collège de la Serenne, elles étaient de six ans pour les étudiants en théologie, et de quatre seulement pour tous les autres. Au collège de Montanaris, les étudiants en théologie pouvaient demeurer dix ans dans le collège ; les éludiants laïques, cinq ans seulement. Au Puygarreau au contraire les prêtres n'avaient droit de rester que trois ans et demi ou quatre et demi s'ils n'étaient grammairiens lors de leur réception.
Tous les élèves, boursiers ou pensionnaires, étaient soumis aux mêmes exercices religieux, qui étaient nombreux dans chaque collège. D'abord la messe y était dite tous les matins, entre 9 et 10 heures, soit par le chapelain, soit par tout autre prêtre boursier.
Tous les soirs, on chantait le salut avant le souper.
1. Cinq cent cinquante francs au pouvoir actuel. 2. De Longuemar, Essai hislorique sur Saint-Hilaire. 3. Archives Départementales, D. 16,