‹ Les Jésuites à PoitiersChapitre 78 sur 236 · Archives Départementales, D · texte numérisé non relu

Archives Départementales, D

3° Tan D. 18 et 25.

k. Id., D. 24:

D’après les Mémoures et Extraits des titres concernant la fondation du collège de Poitiers ?, il paraîtrait que « Messieurs du Clergé, qui n’estoient pas moins zélés que Messieurs du Corps de Ville pour l’establissement du collège », voyant que les fonds manqueraient pour édifier l’église et le logement d’une manière convenable ?, résolurent « de faire demander au roi qu'il leur fust permis de faire une imposition sur le clergé ». La lettre que nous avons reproduite à la fin du chapitre précédent, et au bas de laquelle figure la signature de l'évêque de Poitiers, nous renseigne plus qu’il ne faut sur ce prétendu zèle de « Messieurs du Clergé » pour l'établissement du collège des Jésuites. Quoi qu'il en soit, il existait, paraît-il, dans les papiers de la Société, une copie collationnée des remontrances qu’en leur nom présentèrent à Sa Majesté, le 18 juin 1606, Messieurs les agents généraux. En conséquence, le roi donna des lettres patentes portant «pouvoir au Clergé de Poitiers d'imposer la somme de 12.000 livres pour être une fois payée, sur les bénéficiers du diocèse de Poitiers ci-devant contribuables aux aliénations et taxes des contrôleurs alternatifs, au moyen de laquelle imposition Sa Majesté décharge le Clergé de Poitiers de l'entretien d’un séminaire ». Ces lettres patentes, en date du 26 août 1606, sont signés Henry, et plus bas, par le roi, de Loménie 3.

Une autre bienfaitrice de la première heure, et non des moins insignes, fut l’abbesse de Sainte-Croix de Poitiers, Charlotte Flandrine de Nassau, fille du prince d'Orange et de Charlotte de Bourbon, sa quatrième femme.

Elevée dans le sein de l’hérésie, la jeune princesse avait abjuré le 15 août 1588, entre les mains de l'abbé de Saint- Hilaire-de-la-Celle, à l’âge de dix ans. Elle reçut le voile en 1590, fit profession en 1593, et fut nommée prieure de Sainte- Croix, puis abbesse le 25 juillet 1605, à la place de sa tante, Jeanne de Bourbon. Sa nomination coïncidait, à quelques

Page 1