‹ Les Jésuites à PoitiersChapitre 81 sur 236 · Dorn Chamard, opus cit · texte numérisé non relu

Dorn Chamard, opus cit

Bien plus, à la mort de Henri d'Escoubleau de Sourdis (1615), les Jésuites craignant encore d’être inquiétés par les successeurs de l’évêque de Maillezais au sujet de l’occupation du monastère de Saint-Martin qu’ils avaient obtenu un peu précipitamment, il faut l'avouer, profitèrent du passage à Poitiers de la reine-mère, Anne d'Autriche, pour lui demander des lettres patentes confirmatives de l’union de ce monastère à leur collège.

La reine leur accorda de bonne grâce cette faveur ; et dans ses lettres écrites au nom du roi, et datées de Poitiers le 12 septembre 1615, après avoir mentionné les craintes qu'avaient alors les PP. Jésuites d’être «molestez par le changement des abbez et titulaires des lieux d'où dépendent lesdits prieurez (de Ligugé et de la Carte, car ils avaient eu soin d’y faire introduire ce dernier pour plus de précaution), ou par ceux qui seroient nommez au droict indult ou vacquance, par mort ou devollu, par faute d’avoir obtenu (du roi) la confirmation de

‘ladite unyon, «elle ordonne de faire cesser tout trouble et empeschemens qui leur pourront estre donnez en quelque façon et maniere que ce soit, etc. » !.

Cependant, ce ne fut qu'après bien des difficultés et une enquête de commodo et incommodo qui se termina à l'avantage des Jésuites, que l'enregistrement de ces lettres patentes eut lieu au grand Conseil le 13 mai 1618 ?.

Restait un dernier bénéfice dans le prieuré même, dernier. vestige de la vie monastique : c'était la sacristie de l'église de

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