PAVILLON HENRI IV
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vaste écusson aux armes de France. En exergue, le mot bienfaiteur et la date de 1652 1.
Le campanile placé au sommet du pavillon contenait la cloche destinée à prévenir le portier.
Au-dessus du buste de Henri IV, sur un écusson effacé est sculptée la date, inexacte d’ailleurs, de la fondation du collège : 1608. Cet écusson, figurant les armoiries adoptées par les Jésuites, portait autrefois les trois lettres primordiales du nom de Jésus: IHS ?.
Le chiffre de la Compagnie se trouvait très probablement reproduit sur le tympan de la porte d’entrée, dans un médaillon surmonté de la tête d'un ange.
La porte elle-même, d'ordre corinthien, devait être sculptée : on distingue encore sur la partie supérieure qui reste du chambranle quelques figurines et deux cœurs enflammés qui tendent à disparaitre entièrement sous les couches successives de peinture. Elle à été refaite en bois de chêne, en 1842.
Cette importante construction n'était pas encore achevée quand, le 12novembre, un bail au rabais fut consenti, en dehors de toute participation de la part des Jésuites, par René de Lalande, écuyer, sieur du Breuil de Vernon, et René Thoreau, sieur de la Grimaudière, tous deux présidents et trésoriers de France et lieutenants en la généralité de Poitiers de Mgrie duc de Sully, grand voyer de France, de l'édification d'un autre corps de bâtiment de trois élages, moyennant une somme de 12.260 livres. C'était un don du roi #.
Il ne s'agissait de rien moins que de construire le grand bâtiment qui fait suite à la chapelle et va se prolongeant, du nord au sud, jusqu'à la rue de Paille. C’est le bâtiment le plus élevé et le plus spacieux du collège. Il devrait s'appeler le bâtiment Louis XIII.
1. Cette nouvelle décoration date de la restauration qui fut faite en 1842. (Archives du Lycée).
2. Plus justement, le chiffre I H S signifie le nom même de Jésus, abrégé suivant la forme grecque. II faut donc le lire IHesusS et non, suivant une interprétation fautive mise en vogue par les Pères eux-mêmes, lesus Hominum Salvator. Ces trois lettres ont d'habitude pour accompagnement la croix, qui s’élance de la lettre médiane, une auréole rayonnante et flammoyante, des palmes montantes et le sacré Cœur, projetant une flamme unique ou triple, cette dernière disposée en croix.