Archives Départementales, D
Pour cela, on avait eu besoin de la maison François Massard, sise rue de Paille et tout à fait à l'extrémité de la bâtisse projetée. On en fit l’acquisition le 20 septembre 1619, par échange consenti devant M° Chollet, notaire royal, de 100livres de rente sur un nommé Lévesque.Parcontre-échange,le collège s'engagea à céder aussi au sieur Massard, à perpétuité, la métairie de Belle-Jouanne, appelée Château-Gaillard, du domaine de Sainte-Marthe, et sise près de la Tranchée, dans la paroisse de Sainte-Triaise. Ratification de ce contrat fut donnée, le 20 décembre suivant, par Mutius Vitelleschi, général de la Société de Jésus ’.
Le P. Lespaulard était un homme heureux. Il reçut, dans le courant de l’année 1620, pour 4.372! 6° 31 d’aumônes ; ce qui faisait monter les recettes, avec le revenu ordinaire du collège, à la somme de 20.446! 175 6 4. Les dépenses pour la maison s'élevèrent cette année à 11.282 ! 17° 10 4, et pour le bâtiment à 8.951 : 25 34, ce qui faisait en tout 20.234! 1%. Il trouvait encore le moyen de laisser disponibles en coffre 212 ? 17° 5°.
L'année suivante, la dernière probablement de son rectorat, les recettes et les dépenses furént encore supérieures. Il quitta le collège endetté seulement de 8.500 livres.
Mais l'acte le plus utile de son rectorat, ce fut la prise de possession de deux autres bénéfices importants, dont il nous reste à parler, à savoir le prieuré de Sainte-Florence de Gomblé en Poitou, et celui de Sainte-Radegonde en Touraine. Ces deux prieurés furent unis au collège de Poitiers par bulles du pape Paul V en date du 7 des ides de décembre, c'est à dire le 7 décembre 1618 ; elles furent fulminées le 8 janvier 1620 par Jean Filleau, official de Poitiers.
Il y avait eu, avant cette époque, des pourparlers pour le prieuré de Sainte-Florence,et dès le 5 février 1616, les Jésuites avaient obtenu le consentement de François de la Béraudière, évêque de Périgueux et abbé de Nouaillé, de qui dépendait le bénéfice : ce consentement est pour l'union faite ou à faire au collège de Poitiers.
Le même jour, le titulaire du prieuré, Nicolas Milon, passa