Protocoles de Louis Desplaces, vol. VII, fol
24 janvier 1574 à la prise de possession du siège épiscopal par Charles Ailleboust. C'était le père de Anthoine de la Croix qui est lui-même mentionné comme habitant à Autun « en la rue Saint Brancher » dans un acte du 4 septembre 1566 (*) • et figure encore dans plusieurs constitutions de rente à son profit, les 2 septembre, 28 et 29 décembre 1579 (2) ainsi qu'au nombre des membres de la confrérie du Saint- Sacrement où il fut reçu en cette même année 1579 P). C'est de cette plage lointaine de Messine que Antoine de la Croix avait eu, en mourant, la pensée de doter sa patrie d'un établissement d'instruction susceptible de relever le niveau des études, en substituant un institut puissamment organisé aux maîtres de rencontre à qui la ville et le Chapitre confiaient jusqu'alors l'éducation de la jeunesse.
Mais quand le conseil de ville fut avisé des dispositions testamentaires de Antoine de la Croix, le 14 février 1603, l'ordre des Jésuites n'était pas encore rétabli dans le royaume, et les Capucins se trouvaient seuls en droit de revendiquer le legs fait en faveur du collège, « pour estre ledict légat des Jesuittes caduc, ne pouvant estre par eulx accepté, lesdicts ^Capussins, selon qu'on a heu advis, avoient levé coppie dudict testament et estre en délibération de se pourveoir au Roy pour avoir le fruict et effect dudict légat, à l'exclusion de la ville d'Ostun, chose qui importoit grandement à icelle. »*
La ville ne pouvait consentir à se laisser frustrer d'un avantage aussi considérable. Dans cette conjoncture difficile, elle résolut de recourir au président Jeannin qui jouissait d'un grand crédit auprès de Henri IV et qui se montrait
1. Protocoles de Pierre Balaget, notaire à Autun, fol. 201. Etude de M* Létang^ notaire à Âutun.