‹ Les jésuites au Collège d' Autun, 1618-1763Chapitre 27 sur 94 · Id. ibid · texte numérisé non relu

Id. ibid

de Dijon .et qui cependant « poursuivoyent le légat de M. de la Croix pour leur collège*; » le roi, que l'on croyait peu favorable à une plus grande augmentation du nombre des collèges dirigés par les Jésuites; le legs enfin qui ne paraissait pas suffisant pour un établissement de cette importance. Toutes ces questions furent débattues à l'assemblée générale des habitants, le 25 septembre 1604 et il fut décidé que le vierg, qui était alors l'avocat André Ferrand, « s'acheminera en cour » où il devait retrouver Téchevin André Jeannin, pour obtenir la création d'un collège de Jésuites ou c( que Ton fasse commuer le légat en ung aultre collège 2. » Il était tout spécialement recommandé au vierg « d'en communiquer à monsieur le président Jehannin » et au grand écuyer, le duc de Bellegarde, gouverneur de Bourgogne, qui, lors de son entrée à Autun, « a promis toute assistance et faveur. » ^

Le vierg réussit dans l'objet de sa mission et, au mois d'août 1608, furent signées les lettres patentes qui autorisaient les Jésuites à accepter le legs d'Antoine de la Croix, pour l'établissement d'un collège « composé de tel nombre de personnes d'icelle société qu'ils verront y estre nécessaire pour le service divin, l'instruction de la jeunesse aux bonnes lettres, tant d'humanités, philosophie que théologie, aux classes réglées et formées dont ils ont accoustumé user aux collèges qu'ils ont aux autres villes de nostredit royaume ^. » En prévision de l'accroissement que le collège était appelé à prendre, le roi attribuait aussi à la ville la facilité de donner aux bâtiments l'extension nécessaire. « Et afin que lesdicts manans et habitans de ladicte ville d'Ostun ayent moyen d'acommoder lesdicts Jesuittes, nous voulons qu'ils

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