Id. fol
seconde, on étudia le moyen de fournir les 1,500 livres de rente demandées par les Jésuites pour l'établissement de quatre classes. Il fut reconnu que la ville ne pouvait disposer, pour cet objet, que d'une somme de huit cents livres, prise sur l'octroi du sel, en y comprenant le revenu.de la prébende préceptoriale qui était de deux cents livres. Cette insuffisance engagea le conseil à solliciter la substitution de l'octroi de vingt sols sur la sortie de chaque queue de vin à celui de cinq sols sur chaque minot de sel qui avait été concédé pour l'entretien du collège, avec résolution que « sera supplié monseigneur le président Jeannin, de la part de la ville, de l'assister de sa faveur accoustumée en' ceste affaire, comme très importante *. » Mais ce projet de commutation n'eut pas de suite.
Les lettres patentes de 1613 n'avaient pas encore été enregistrées au parlement de Dijon qui témoignait à cet égard une disposition peu favorable dont l'effet devait se faire bientôt sentir. Dans l'assemblée du 21 décembre 1617, le conseil délibéra que « sera envoyé messagier le plus diligemment que faire se pourra pour obtenir la conversion de l'octroy de la sortie du vin à mesme amploy que celui des cinq solz sur minot, sçavoir pour l'entretien d'un collège des Jésuistes, et supplier Monseigneur le président Jeannin, ensemble Monsieur l'abbé de Sainct Bénigne, son frère, de favoriser ladicte poursuitte et optantion, comme egallement supplier Monseigneur le président de favoriser la poursuitte qui se fera pour la vériffication des lettres de l'establissement dudict collège des Jésuistes, et faire cet honneur à la ville d'en escripre à nos seigneurs du parlement, et pour dresser lesdictes lettres le sieur eschevin Thiroux en a esté supplié, qui a promis le faire. » ^
Le 5 janvier 1618, .le conseil renouvela ses instances à cet