V. plus loin Pièces justificaUveSj n
dudit Couche sont collateur de la cure dudit Couche et de Tesglise parochiale S. Jean l'Evangéliste dudit Autun. » *
L'établissement des Jésuites d' Autun appartenait à leur province de Champagne. Le R. P. Avit David fut le premier recteur du collège : de ses compagnons nous ne connaissons que le nom du P. Nicolas Baron qui exerçait les fonctions de procureur. Le 16 septembre 1619, le P. Avit David reçut à Mesvres l'abjuration de Philippe Normand, originaire du diocèse de Chartres, appartenant au culte réformé et qui était jardinier du comte de Toulonjon. ^
La ville s'étant pourvue contre l'arrêt restrictif du parlement de Dijon, elle obtint, le 26 février 1620, des lettres de jussion, en vertu desquelles le parlement dut enregistrer les lettres patentes de 1613 dans leur forme et teneur, sans y apporter aucun changement ^. L'enregistrement pur et simple eut lieu au parlement le 19 janvier 1621.
En même temps que la ville se mettait ainsi en mesure de jouir pleinement des lettres patentes de 1613, afin de pouvoir accroître le nombre des classes, elle se préoccupait aussi des moyens d'assurer au nouveau collège une dotation à la fois régulière et suffisante. Les vues du conseil de ville se portèrent sur le prieuré de Saint-Georges de Couches dont il sollicita et obtint l'union au collège. Nous trouvons dans les mémoires manuscrits, rédigés à la fin du dernier siècle par M. Leseure, les détails les plus précis et les plus complets sur cette importante affaire :
On jetta les yeux sur le prieuré de Couches pour doter le collège d'Autun et décharger la ville des 1500 1. qu'elle devait payer annuellement aux Jésuites, M. Barthélémy d'Arlay, né à Autun et maître des comptes à Dijon, fut prié de s'occuper de ce projet. Il accepta cette commission et s'en acquitta avec zèle. Ce prieuré, de l'ordre de
1. Hiat. ms. de VÉglise d'Auturiy par Bonaventure Goujon, fol. 177. Bibliothèque du grand séminaire d'Autun.