V. Pièces justificatives, n
Le pouvoir royal témoigna sa sollicitude envers le collège en lui accordant, en 1617, un secours de deux mille écus, à la recommandation du président Jeannin àqui la ville n'avait jamais recours en vain. Le fait est rappelé dans une délibération du 8 janvier 1621, où Jacques Arthault exposa que, pendant qu'il était vierg de la ville, « tant luy que maistre Philippe de Goubault, portés d'une affection et zèle envers le bien public, se seroit acheminé à Paris en Tan mil six cens et dix sept, et expressemant et à leurs fraictz, pour donner advis à Monseigneur le présidant Jannin de la levée du droict d'indampnité que l'on vouloit faire sur les mainmortables affranchis, et le supplyer de vouloir impetrer du roy la somme de deux mille escuz sur lesdictz deniers pour estre employés au proffîct du colege des pères Jésuites dont on poursuivoit l'establissement en ceste ville d'Ostun, lequel a dict que ledict seigneur auroit trouvé bon . et ehu pour agréable que ledict Arthault le suivit à Mantes où le roy n'ayant faict séjour, auroit faict prandre Tadvis par escript à son secrétaire et soubz Tasseurance qu'il demanderoit ladicte somme à Sa Majesté. » *
Mais, malgré son désir d'être utile à sa ville natale, le président Jeannin ayant quelque peu perdu de vue cette demande, « pour les grandes affaires qui occupent journellement ledict seigneur ^, » Jacques Arthault « se seroit de rechefz porté en court où ledict sieur présidant par ses novelles poursuittes impetra ledict don de Sa Majesté^. » Grâce aux instances de Jacques Arthault, qui ne ménagea ni ses peines ni sa bourse, la ville se trouva en mesure de faire face aux charges que la transformation du collège lui imposait. La somme promise fut payée seulement en 1621 : 3,000 livres le 22 mars et le surplus quelques mois après.