Id. fol. 77, 116 et suiv
Dès la pris6 de possession du collège par les Jésuites, rinsuffîsance des vieux bâtiments parut évidente. Maîtres et élèves, les uns et les autres en plus grand nombre que par le passé, se trouvaient également à Tétroit dans un édifice dont la modestie ne répondait plus aux besoins du moment. La question de l'agrandissement ou de la translation du collège se trouva donc posée dès la première heure. Mais, comme la ville n'était pas alors en situation de la résoudre, il fut convenu, dans le traité du 6 juillet, « que la ville ne disposait point des ressources nécessaires pour bâtir le collège, les Jésuites pourroient accorder le titre de fondateur à quiconque voudroit le bâtir et en achever la fondation, la ville se réservant le droit de préférence. » *
En attendant cette éventualité, rien ne fut changé dans la condition des professeurs et des écoliers qui continuèrent à habiter l'antique logis de la rue Saint-Christophe.
Le père Avit David, qui avait été le premier ouvrier de cette laborieuse fondation, mourut à Semur-en-Auxois le 1*' août 1631 (2). Il avait été remplacé, en 1621, par le R. P. Philippe Plumeret, qui avait fait sa profession religieuse le 18 octobre 1615, et qui remplit, à différents intervalles, les fonctions de recteur du collège d'Autun. <c Le père Philippe Plumeret, docteur en théologie, écrit le père Perry, dans sa Vie d* André Guijon, a été deux fois ^ recteur du collège d'Autun, et depuis recteur du collège et université de Pont-à- Mousson. C'étoit un religieux de bon sens, de* capacité et de grande vertu. » *