‹ Les jésuites au Collège d' Autun, 1618-1763Chapitre 45 sur 94 · Arch. de la ville d'Autun. F. du collège · texte numérisé non relu

Arch. de la ville d'Autun. F. du collège

2. Délib. de la chambre de villCf vol. XX, fol. 183. Mémoires mss. de Leseure, fol. 25.

3. Reg, capiL B. de la Société Éduenne. Le nom du P. Motet est écrit Mote dans les Registres, Nous adoptons ici, comme plus sûre, l'orthographe qui nous est donnée par le R. P. Sommervogel. Le P. Motet mourut à Pont-à-Mousson le 15 décembre 1662.

exerça pour la troisième fois les fonctions de recteur, pendant une année seulement, de 1642 à 1643, et mourut à Pont-à- Mousson, le 25 février 1663.

Les Jésuites n'avaient jamais perdu de vue le projet de procurer au collège une installation plus vaste et plus commode. C'est dans ce but, qu'usant de la faculté, que les lettres patentes de 1608 leur avaient donnée, d'acheter les maisons et jardins voisins, propres à l'extension de leur établissement, ils avaient successivement acquis les immeubles suivants : la maison Tixier, par acte reçu Moreau, du 13 août 1639; le jardin Isambert, par acte reçu Guyot, le 1 2 octobre suivant ; la maison dite le fief de la Roche ou de Ganay, par acte reçu Guyot, le 22 octobre 1641 ; la maison Duret, par actes reçus Guyot, les 30 juin et 17 juillet 1642; la maison de Siry, par acte reçu Guyot, le 30 août 1659; la maison Jobart, par acte reçu Guyot, le 23 décembre suivant; la maison de la Mare, par acte reçu Jaulpoy, le 5 mai 1660; la maison de la Thoison, par acte reçu Laguille, le 3 septembre 1675; la maison Barrault, par acte reçu Brenot, le 15 mai 1709 (*). C'est ainsi que leur prévoyante et industrieuse sollicitude préparait l'emplacement sur lequel le collège actuel fut élevé. Aussi l'échevin Leseure était-il fondé à rappeler en 1789, « qu'il est bon de savoir que tous les biens dont le collège jouit à présent ne viennent pas de la dotation de la ville ni même de la réunion du prieuré de Couches, mais que la plus grande partie est due aux soins des Jésuites. »^

Dès 1643, les premières acquisitions permirent de quitter l'ancien collège et d'établir le nouveau dans les maisons récemment acquises. Par acte du 5 mars 1643, les Jésuites aliénèrent au profit des religieuses Jacobines la maison du collège, qui occupait l'emplacement actuel des numéros 7 et 9 de la rue Saint-Christophe, 1 de la rue Neuve et 6 de la rue du Vieux-Collège qui en a retenu le nom. Cet acte fut

Page 1