‹ Les jésuites au Collège d' Autun, 1618-1763Chapitre 46 sur 94 · Id. ibid · texte numérisé non relu

Id. ibid

ratifié par le conseil de ville le* 9 du même mois, « pour la subrogation que lesdits révérends pères ont faicte de la maison de Ganay pour servir de collège à ladicte ville, au lieu de celluy qu'ils ont vendu auxdictes dames Jacobines : ledict achapt estant de 7500 livres, payées par M'" Vivant de la Creuse, et de conséquent qu'il est le fondateur. Ledict sieur Vivant de la Creuse a esté enterré en laditte esglise le X® novembre 1645. Il est le premier enterré en laditte esglise*. » Pour terminer ce qui concerne l'histoire d'une maison où les écoles d'Autun avaient existé pendant plusieurs siècles, nous ajouterons qu'après la suppression des religieuses Jacobines, en 1757, leur couvent fut destiné à servir à l'usage du petit Séminaire. Il conserva cette destination jusqu'au 30 janvier 1784, époque à laquelle la chambre diocésaine, administrant les biens du petit Séminaire, le vendit à M. RéroUe, garde-marteau en la maîtrise des eaux et forêts d'Autun. ^

Les Jésuites commencèrent par édifier, pour l'usage de leur maison, une chapelle que occupait l'emplacement de l'église actuelle de Notre-Dame et qui fut bénie par M. de Ragny, évêque d'Autun, le 15 février 1643. Elle fut ornée en 1655, d'un retable « très beau pour le temps 3, » qui fut donné aux Capucins, en 1763. •

Mais les immeubles récemment acquis étaient grevés d'une servitude qui rendait leur aménagement très difficile. Ils étaient traversés par une rue, dite la rue de Masoncles^ qui partait du Champ-de-Mars, coupait la rue aux Rats et aboutissait à l'église Saint-Pierre de Saint- Andoche. Les différents locaux scolaires se trouvaient ainsi isolés les uns des autres, au grand préjudice de la discipline et du travail. Pour remédier à un aménagement aussi défectueux et aussi incommode, les Jésuites sollicitèrent et obtinrent de l'assem-

1. HisL ms. de VÊglise d*Aulun, par Bonaventare Goujon, fol. 183.

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