Mémoires mes. de Leaeure, fol
blée générale des habitants, le 4 janvier 1643, Tautorisation d'occuper la rue de Masoncles et de la réunir à l'enclos du collège, en cédant en échange l'espace nécessaire à l'ouverture d'une rue nouvelle qui devait s'ouvrir un peu au-dessus de la promenade actuelle de la Terrasse et procurer une desserte avantageuse à la rue aux Rats et au quartier de Saint - Andoche *. Mais cette proposition rencontra plusieurs obstacles. L'abbesse et les paroissiens de Saint - Andoche la combattirent, en alléguant qu'elle rendait plus difficile l'accès du monastère et de l'église paroissiale. En outre, la rue de Masoncles ^ faisait la séparation des deux paroisses de Notre-Dame du Ohatel et de Saint-Pierre de Saint- Andoche, et le projet des Jésuites avait pour effet de modifier les circonscriptions paroissiales. Un procès s'engagea et le débat fut porté au grand conseil qui, par son arrêt du 19 juin 1643, ordonna qu'il serait dressé tin plan des lieux et un procès- verbal du dire des parties. Cet arrêt fut exécuté le 29 janvier 1659 par-devant un maître des requêtes'qui se transporta dans ce but à Autun. Ce procès, se termina par une transaction stipulant qu'au lieu d'ouvrir la rue nouvelle au-dessus de leur église, les Jésuites l'ouvriraient un peu au-dessous, du côté du nord, ce qui fut accepté de part et d'autre. La rue nouvellement percée reçut le nom de rue Neuve qu'elle a toujours conservé depuis. Cette opération
- 1. c Les syndics ayant adhéré à la pluralité des voix, a esté résolu, supputation faite des opinions, qu'il sera permis aux pères Jésuites d'enclore la rue Mazoncle au pourpris de leur maison lorsqu'ils voudront bas tir et après qu'ils auront donné une autre rue de mesme largeur et longueur à leurs frais. » Délib, de la chambre de ville, vol. XXI.
2. On trouve dans un acte passé, le 12 avr^l 1458, par-devant Guillaume Ganay, notaire à Âutun, en présence de Barthélémy de Vesvre, prêtre, et de Ânthoyne de Maison-Comte, le nom de Pierre de Masoncle, achetant de Etienne Micheletet, notaire, une maison située c ou chastelet Saint Ândoiche d'Ostun, en la rue par laquelle l'on va dudit Saint Ândoiche en Chaulmont sur Mugnes,., tenant par derrière à la petite ruelle par laquelle l'on va de la fontaine de Prevain audit Chaulmont, appellée la ruelle es Raz,,, et es murs de la maison qui fut à feu messire Jehan Ferroillon, jadiz curé de Saint Pierre dudit Saint Ândoiche, appartenant de présent à messire Guillaume Blondet, prebstre, etc. (Ârch. dép. de S.-et-L. F. de Vabbaye de Saint^Andoche.)
laissait en dehors de Tenclos du collège, à droite de la rue Neuve, une bande assez étroite de terrain, sur laquelle les Jésuites élevèrent trois petites boutiques qui étaient louées 131 francs en 1763 (*). Bien que la suppression de la rue de Masoncles ait rendu incertaine et litigieuse la question de la paroisse dont dépendait le collège, il fut établi, lors d'une contestation, en 1776, que le curé de Saint-Pierre de Saint- Andoche y avait toujours exercé les fonctions curiales. ^
Au P. Plumeret succéda comme recteur le R. P. Pierre Magnard, au mois de mai 1643. En 1644 et 1646, nous trouvons le R. P. Mathiat en qualité de procureur 3. Par décision du 24 novembre 1647, le Chapitre permit aux six enfants d'aube et à leur maître « d'aller aux Jésuittes pour Toffice de saint François Xavier. » *
En donnant son consentement à la translation du collège, • la ville prétendait bien ne pas laisser perdre ni diminuer ses droits de propriété. Pour les rendre plus sensibles et en quelque sorte manifestes à tous, le conseil de ville décida, le 23 février 1651 , que l'échevin Durand serait prié « d'aller près la mère des religieuses Jacobines de ceste vilk pour obtenir d'elle la pierre qui est sur la grande porte de leur couvent où sont les armes de la ville, et [au cas] où lesdictes religieuses ne la vouldroient donner, attendu que ladicte pierre n'a pehu estre comprise dans la vente que la ville a permis estre faicte par les pères Jésuittes auxdictes religieuses Jacobines, que le sieur Durand la fera ester et apposer sur la grande . porte du collège des Jésuittes, pour servir de marque que ledict collège appartient à la ville. » ^
Le R. P. Jean Bompain, qui avait exercé les fonctions de procureur en 1648, et qui avait été remplacé en cette qualité