‹ Les jésuites au Collège d' Autun, 1618-1763Chapitre 67 sur 94 · Id. fol · texte numérisé non relu

Id. fol

congrégation des écoliers, ne pouvant le faire dans l'endroit ordinaire qui leur sert de chapelle ; comme aussy de leur remettre quelques ornements dont ils ont besoin pour célébrer la messe, se soumettant, tant pour luy que pour les Jésuites du collège, de les rétablir toutes les fois que la chambre le désirera *. » Les magistrats « voulant seconder les bonnes vues des pères Jésuites ^, » ordonnèrent que la clef du local destiné à la congrégation des artisans ainsi que les effets nécessaires seraient remis au P. Bichot pour lui permettre de continuer ses soins aux écoliers du collège.

Ces maisons à demi fermées et où on ne pouvait se glisser en quelque sorte qu'à la dérobée, ces effets mis sous les scellés, tout annonçait une fin prochaine qui ne se fit pas attendre.

L'édit royal, portant suppression de la Compagnie de Jésus en France, enregistré au parlement de Dijon le il juillet 1763, était à peine publié au bailliage d'Autun à l'audience du 23 juillet suivant, que « le même jour, à trois heures de relevée, les officiers du bailliage se transportèrent au collège. Ils justifièrent de leur commission aux pères Claude-Augustin Bichot, recteur, et Jean - Baptiste Rousseau, procureur, à l'effet de dresser un état exact de tous les prêtres, écoliers et autres qui étaient au collège ; de faire un inventaire des titres et papiers; de dresser un état des dettes actives et passives; de faire un inventaire des biens meubles et immeubles appartenant aux Jésuites. Dès le 4 septembre précédent, le syndic des créanciers des Jésuites avait fait saisir tous leurs effets. Les séquestres établis à ces saisies parurent et en justifièrent. Le procureur du roy fit saisir les mêmes effets entre leurs mains. » ^

Cette saisie fut si complète qu'elle s'étendit même à des objets dont les Jésuites croyaient d'autant mieux avoir la

1. Reg, des délih, de la chambre de ville, vol. LXIX, fol. 1.

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