Mémoires mss. de Leseure, fol
9"^ Deux maisons et quarante et un journaux et demi de terres, à Arnay, provenant de la succession de Jean Lacurne, et que le bureau d'administration vendit et convertit en im contrat de rente sur la province de Bourgogne au capitaPde 5,690 livres produisant 227 livres;
10® Rente sur le clergé de France, au capital de 1 ,000 livres, produisant 25 livres ;
11® Sur les aides et gabelles, 252 livres;
12® Rentes sur la province de Bourgogne, au capital de 12,000 livres, produisant 580 livres;
13® Rente sur le Séminaire, au capital de 3,000 livres, produisant 150 livres;
14® Contrats de rente sur divers particuliers, d'un revenu de 594 livres.
Au moment du départ des Jésuites, la dotation du collège, soit en fonds de terre ou en capitaux, s'élevait donc au chiffre de 24,335 livres de rente, sans y comprendre la valeur des bâtiments et des dépendances, qui ne produisaient pas de revenu.
A cet actif il convient d'ajouter la valeur du mobilier, suivant l'inventaire et l'estimation qui en furent faits :
lo Vases sacrés, estimés 3,266 1. 3 s.
2» Ornements d'église, 797 1.
3<> Linges de la sacristie, 364 1. 10 s.
4<> Meubles de la salle du bureau, 554 I. 4 s.
50 Cabinet de physique, 754 1.
60 Mobilier des chambres des professeurs, 346 I.
7» Meubles des salles d'étude, 230 1.
8<> Mobilier du pensionnat, 4,540 1. 16 s.
9« Mobilier de l'infirmerie, 874 1. 12 s.
10» Mobilier du réfectoire, 54 1. 11<> Linge du pensionnat, 912 1.
12* Ustensiles de cuisine, 1,317 1. 4 s.
130 Mobilier du four, 122 1.
14» Meubles du grenier, 108 1.
15° Meubles de la cave, 12 1.
1^0 Mobilier de la maison de campagne, 680 1.
17o Bibliothèque, 685 1. 5 s.
La valeur du mobilier était donc de 16,066 livres dix sols. * La bibliothèque avait été formée, en grande partie, par les donations successives de certains particuliers : de Philibert de Montagu, chanoine de la Cathédrale, qui, par acte du 17 juillet 1660, reçu Régnant, notaire à Autun, avait légué sa bibliothèque aux Jésuites; de Jacques Delathoison, avocat, qui leur avait également donné la sienne, par son testament du 24 août 1721; d'un pieux anonyme qui, le 16 août 1721, avait donné une somme de 1,000 livres dont le revenu devait être employé à l'accroissement de la bibliothèque; du P.- Louis Laguille qui avait disposé dans le même but des livres qui lui étaient advenus par voie d'héritage ^. C'est ainsi que l'industrieuse sollicitude de la ville et des habitants, secondée par des maîtres zélés, avait peu à peu contribué à assurer l'existence et l'avenir du collège. La bibliothèque fut la première victime du départ des Jésuites. Les États de Bourgogne s'étant réunis à Autun dans les bâtiments mêmes du collège, au mois de novembre suivant, « il fallut, écrit un témoin, transporter à la hâte tous les meubles, les livres, etc., et l'on sent bien que ce transport, qui ne fut pas assez surveillé, fournit l'occasion à bien des vols : aussi la plupart des livres furent-ils pris et vendus, même assez publiquement, à Autun ^. » Ce qui échappa au naufrage contribua depuis à former le noyau de la bibliothèque municipale.