‹ Les Jésuites du Canada au XIXe siècle, tome 1; 1842-1872Chapitre 19 sur 67 · I urcotte, Le Canada sous L'Union, t. II, p. 30 et s · texte numérisé non relu

I urcotte, Le Canada sous L'Union, t. II, p. 30 et s

MONTRÉAL

vais mettre mes novices en neuvaine, nous avons saint Joseph pour patron: c’est un homme qui s’entend en affaires, soyez tranquille. » Et la neuvaine et le miracle se firent: les portes et les coffres de la banque, fermés pour tant d’autres, s’ouvrirent devant M. Rodier comme par enchantement et lui permirent de négocier une de ces exceptionnelles affaires qui fondent une maison. 1

La charité est contagieuse. L’annaliste du noviciat remarque pieusement que « la divine Providence a intéressé en notre faveur des cœurs généreux. Des secours de toute nature sont venus fréquemment nous rappeler, avec tout le charme des industrieuses inventions de la charité, qu’on ne perd rien en quittant tout pour Dieu ». Les communautés religieuses, avons-nous dit, avaient surtout bénéficié des largesses du dernier Jésuite de Montréal. Les Sœurs Grises se signalaient par le souvenir du cœur. Elles avaient prêté leur chapelle au P. Schianski pour sa congrégation d’Allemands qu’il réunissait chaque dimanche. Le P. Faleur écrira de Québec, en 1850: « Cette communauté (des Ursulines) est à l’égard de la Compagnie à Québec ce que sont les Sœurs Grises à Montréal, une seconde Providence qui vient à notre secours dans nos beoins. » — Comme au début de 1843, le diarium contient certaines notes qui rappellent l’antique Journal des Jésuites de Québec:

« 20 juin. Les Sœurs Grises nous envoient un quart de fleur, dix douzaines d’œufs, trois pains, etc. Je leur envoie en retour dix feuilles de clinquant jaune et blanc.

« 8 juillet. Le P. Supérieur va dire la messe chez les Sœurs Grises: c’était la fête de la Supérieure, sainte

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