CHAPITRE III
BNSBIG^tBHBHT DE Ik PHILOSOPHIE CHBt LES jeSDITBB. — COURS d'£tDDBS PHaOSOFHIQDES A L'OSAGB DBS COUÉflES ECCLfiSUSTIQUES ET DES SÉHDTAIBES, PAS H. BOCVIKH, tTfiQUS DO MARS (1).
ÉlevOKS-nous d'un degré; montons de la morale populaire des jésuites à leur philosophie classique. C'est ici que nous allons trouva de jeunes écoliers vertueusement instruits. Sur ce terrain nous pouvons avaoïer hardiment; nous ne craignons pas de nous trouver face à face avec Heid, Fichte, Schelling, ni Dugald-Stewart, ni Condiilac, ni Laromïguière, ni M. Cousin, ni ces doctrines désolantes qut bous le aom d'éclectisme, de panthéisme ou de spiritualisme , damnent immédiatement quiconque a le malheur d'y mettre le nez. C'est le plus pur parfum qui monte vers nous comme l'encens d'Arabie; un parfum qui réjouit, pénètre, sanctifie et vivifie les àraes, le parfum du sanctuaire. Vous allez voir.
(I) Imtiiutiones philosophicas ad usim eolkgiorum ei semimfioyim, aucloTe J.-B. Bouvier, eptscopo Ceuomattetui. Sexta edilio. — Par\t,
La philosophie! dite de Lyon régna ioDgtemps sans pirtage dans les maisons ecclésiastiques et même dans plusieurs collèges de l'Université, pendant la Restauration. Aujourd'hui cette philosophie scolaslique tombe en décrépitude, et c'est pour la remplacer que M. Bouvier a composé la sienne, laquelle est arrivée déjà à la sixième édition. C'est donc un livre extrêmement répandu parlecleE^j et au moment où le clergé se récrie avec tant de véhémence contre la philosophie universitaire, il n'est pas sans intérêt d'examiner ce que c'est que la philosophie cléricale et quels principes de morale sont enseignés dans les séminaires, car la logique et la métaphysique sont sujettes à discussion, mais la morale est immuable; ctlc est indépendante des hommes, des temps et des lieux, et chacun, savant ou ignorant, peut en JÈtrje bon juge. On peut errer en logique et en métaphysique avec des conséquences plus ou moins graves; mais une erreur, un faux principe en morale ont des suites bien autrement dangereuses et durables. Heureusement nous possédons dans l'Évangile le code de morale le plus parËiît qui jamais ait réglé les actions humuines s aussi doit-il être facile à un prêtre catholique plus qu'à personne d'enseigner unemprale irréprochable et sûre.
Laissons donc à l'écart les méthodes et les formules de raisonnement, l'enthymème, l'épichérème, et le syllogisme en baroco ou en baralipton ; laissons monseigneur Bouvier, qui refuse de sonder le problème des rêves et
du sommeil comme trop au-dessus de la portée du nolic esprit, taissoDS-le écrire huit chapitres sur les aoges ; re-, chercher l'époque de la création des anges, leur nombre, leur hiérarchie ; s'ils mangent, boivent et dorment; s'ils sont ou non obligés de parler pour se communiquer leurs pensées, et se pronoucer pour l'aflirmalive, en avouant toutefois que les théologiens n'ont pu jusqu^ici rien décider sur l'idiome en usage parmi Ifs anges; laissons-le disserter sur la lutte des bons et des mauvais anges, sur les démons qui tourmentent les voyageurs, omnibus modis vexant viatores, et qui sont « de vieux « routier^, dcemones annosa experien^, rusés, patients, < d'une aotivitéio&tigable, d'une mémoire infaillible, « et d'une subtilité incorporelle, gr&ce à laqudle ils « pénètrent au même instant en divers lieux. »(P.370.) C'est avec bien du regret que nous nous détournons de ces questions utiles et instructives.
L'auteur donne ensuite des règles pour reconnaître les vrais et les faux miracles; c'est encore un chapitre bien intéressant ! Gomme nous vivons dans un siècle où les miracles se multiplient autour de nous d'une manière effrayante, on ne sera peut-être pas f^hé de pouvoir discerner la vérité du mmaonge. Voîci le dlaj^ostic de Monseigneur : — < On devra imputer au démon tes miracles ridicules, obscènes, fïits par l'ostentation et la parade ; ceux qui seront opérés par des personnes folles, comme les augurée et les sibylles des anciens, ou possédées viiib{emmt du démon; ceux enfin qui seront sur-
passés par des prodiges évidemment divins, comme il arriva devant Pharaon, quand la verge de Moïse, changée en serpent, dévora les vei^s des niagicienB, ou quand ces magiciens, qui avaient changé Tean en eang et fait des grenouilles, ne purent faire dea moucherons. "
À la bonne heure I nous tiendrons pour vraie les miracles étidemmmt divinê, et pour bxxx les mlradea vievblement diabolîquet. La recette parait infaillible; mais comment distinguer les miracles inspirés par l'esprit d'osleiitalion et pour la parade? Dieu seul sonde les cœurs. Par exemple, tant de miracles que font en ce moment les jésuites, et si & propos pour le besoin de leur cause, ne serait-ce point delà parade et de l'ostentation? je le demande luim blement, sans rien préjuger et raù du seul désir de m'iûstruire. Voici la réponse de Monseigneur : — « C'est par l'intervention du diable qu'on explique les miracles du dfaere Pftris, supposé que ces miracles si retentissants n'aient pas été l'oeavre de la fourberie humaine. »,Plus de doute. Lee miracles des jésuites seront toujours authentiques, d'après monseigneur Bouvier.
Mais pourquoi mona^gneur Bouvier met-il les sibylles au rang des personnes folles et inspirées da démon? L'autorité de la sibylle de Cumes a longtemps été reçue dans l'ICglisc. Tous les Pères l'ont invoquée. Dans les vieilles cathédrales, notamment à liouea» la sibylle figure sur les vitraux parmi les saints. On la
plaçait ordinairement coiiiiiio ih'uiiIkMi'ssii ù cùU- du wi David. Ne cliante-t-onpas encore, à itome, dans la prose des morts :
Dies irœ, dies llla.
tiolveL Ewclu^i in ravïllci,
Teste DavidciiM sUojlidi\].
Quelqu'un répondra que les oracles de lasibylioétaient tin recueil apocryphe, forgé ou int^polé par les premiers chrétiens. Hais Monseigneur ne peut admettre cette supercherie; c'est comme si l'on disait que les livres du bon alibé Llcsgiirets, du sage curé Védrine, du judicieux abbé Carie, coutienneut des mensonges. D'ailleurs, le R. P. Grasset, de lu compagnie de Jésus, a composé un livre exprès pour démontrer rautheoticilé des oracles de la sibylle. 11 n'est donc pas permis d'en douter.
. Encore nb mot, de grâce> avant de quitter la métapbysiqae i U s'agit de l'éternité des peines. C'est uu point qui intéresse tout le monde. O n^est pas sur lè dogme en lui-môme que j'arrête ici le lecteur c'est sur la démonstration irrésistible qu'en donne monseigneur Bouvier. Voici comment il argumente ; suivez bien le Ûi du raisonnement :
. « Ij& péché doit être puni tant qu'il n'est pas expié. »
(1) En France, on aiyclf eo vers et l'on a mil; Dies irie, dioa illa, Crucis cxpaudcng vexUla SoWet UBcliun in fïvilio.
Or, il se peut &ire- qu'il ne soit pas expié de toute t'éternité ;
Car il ne peut l'être que par le libre pardon de Dieu ou par une réparatiou suffisante.
1" Il ne peut l'être par un libre pardon, car ( redoublez d'attention, je vous prie !), — car ce pardon étant supposé libre, on peut supposer aussi bien qu'il ne soit pas accordé;
2* H ne peut l'ôtre non plus par une réparation suffigante, car l'homme après la mort n'est plus dans la carrière, mais au terme de tout. C'est pourquoi il n'est plus capable d'amendement ni de réparation— {elle purgatoire , Honeeigneur?) ; car de même que l'arbre reste sur la place même où il est tombé, de même l'homme, après sa mort, persévère dans le même état- Or, etc.. donc, etc.. » (P. 478.)
Voue avez suivi? vous avez compris? oui! Vous êtes convaincu. Vivent les séminaires^ oti l'on devient si habile homme!
Comme une pareille dialectique doit former le jugement , et surtout le redresser à ceux des élèves qui Tont naturellement de travers !
Entrons enfin dans le champ de la morale.
Je tombe d'abord sur une question d'instruction pu~ blique. On demande , dit le prélat » s'il est av^tageux que tout le monde apprenne à lire, an expédiât ta mnnés légère di$cant. Et il répond : « Beaucoup le nient k cause des nombreux abus qui en résultent; mais nous
tenons pour raffirmative. » C^est heureux. ! Il parait souhaitable à Monseigneur que les enfants des différentes classes dn peuple apprennent seutemet^^ à lire, écrire et compter. Ce qu'ils sauraient au-delà serait su-^ perflu et souvent ouiaible, qaod ultra noaeennt tuperfluum ac sœpe noeivum esset. < De 1& naît l'ambition, l'envie de sortir de sa sphère, et d'autres vices que nous voyons croître de jour en jour. « Ainsi, point d'éléments d'histoire nationale, aucune idée de physique ni de géographie. Il faut que le peuple ignore ses droits et ne puisse pas juger ses souverains par comparaison. Il suflit qu'il soiL prùt à sonner les cloches pendant l'orage, pour écarter la foudre, et persuadé que le soleil tourntf autour de la terre, puisque Josué l'arrêta.
Ah ! Monseigneur, pourquoi vous opposa à ce qu'il y a de plus noble et de plus heau; àl'élévation de l'homme par son intelligence ! Vous ne voulez pas que cette intelligence reçoive toute la culture dont le Créateur l'a fait susceptible ; vous voulez parquer les enfants dans le métierdeleur père, comme ils l'étaient chez les Égyptiens. Pardon, Monseigneur, mais si vos idées eussent été appliquées, à l'heurequ'U est seriez-vous évëque?
Oui, c'est un grand mal que l'ambition aveugle de sortir de sa sphère ; mais le remède à ce mal, ce n'est pas de supprimer l'instruction, c'est de la donner bonne et conforme à la philosophie chrétienne. Je n'ose afQrmer que vos Institutions pkiiosophîqae$ y furent suffl- . santés; maisoousavoiis l'Évangile.
Croyez-moi, Monseigneur, vogs ne supprimerez pas les voleurs en les privant d'échelles, mais en les guérissant de l'envie d'y monter pour mal faire.
On ne s'étonnera pas que celui qui veut restreindre l'exercice de Tintetligence veuille confisquer aussi la liberté physique de l'homme et consacre le droit du planteur sur )e nègre. L'ennemi des lumières doit être partisan de l'esclavage. Après l'asservissement de l'esprit, Tasservissement delà matière. Monseigneur Bouvier n'y manque pas ^ il déclare que « l'eselavage, considéré m < soi, est une chose abtblummt licite. Il ne serait illicite « qu'autant qu'il répugnerait que l'homme soit éter- * nellemeot privé Ae sa liberté; or, il ne répugne pas n que l'homme soU éternellement privé de sa liberté; « donc, etc. > Voilà quelles horribles propositions Monseigneur établit et démontre n*oidement ! U est sûr de son affaire ; il y va de confiance, les yeux fermés, guidé par son infaillible logique. Et, en eiîet, son syllogisme n'est-il pas en forme? Que veut-on de plus? La religion chréti^ne^etc'eat là une de ses gloires principales, était venue affranchir l'homme du joug de l'homme, proclamer l'égalité du faible et du fort, du riche et du pauvre, du sujet et du monarque; et voici un prêtre de Jésus- Christ qui vient à son tour forger des chaînes et des carcans pour ceux qu'il lui est ordonné d'appeler ses frères', La compassion qu'il doit aux opprimés, il la porte aux oppresseurs. Monseigneur Bouvier plaint les colons ! — « Les hérauts de la philosophie moderne,
« dit-il avec amertume , s'éloignant de ces sages ensei- « gnements , ont poussé les nègres à là révolte, et ^si, c 80US préUxte dChumanité , ont été cause que presque
« tous les colons ont été dépouillés de leurs propriétés a et crueilemenl égorgés! a (IH, p. ) Consolez-voiis, Monseigneur, il en reste encore ; consolez-vous, les Anglais font la traite , et il fitat espérer que, vos laget en~ seignemetits philosopbtques fructifiant dans les séminaires et dans les collépies (car vous allez être demain ies maîtres de l'inslruclion j)iil)lîiiue) , la Iraile seraégalement remise en honneur en France. Je vous conseille , pour accélérer ce désirable résultat, de fl^re dire des oeuvaines, comme celle qui se iïiit en ce moment pour amener la chute de l'Université. Qu'il est beau, Monseigneur, qu'il est édiflanl de faire servir la prière, l'autorité de la religion et le nom sacré de Jésus- Cbrist, à la propagation et au triomphe de ces idées ! Non seulement vous sanctionnez le droit des maîtres, mais pour l'asseoir mieux, vous défende/, aux esclaves de cherchera ressaisir leur li]]prlé ravie : — « Ils doivent obéir, supporter avec résignation leur sort, el servir fidèlement jusqu'à ce qu'on veuille bien lenr rendre la liberté.» Vous leur offrez comme consolation que la vie présente est courte, el que la vie fiiturn sera élprnelle. Voilà qui est déterminanl. Où sont-il-i eus philosuplics modernes qui, sous prétexte d'humanilé , comme vous dites, aiment leur prochain comme eux-mêmes, et font aux autres ce qu'ils voudraient qu'on leur fit ! Ce sont
des philosophes universitaires ! Ne vous lassez pas, Honseigoeur, .de poursuivre ces scélérats; extermioez-les, ou du moins les réduisez à l'esclavage ; et alors vous pourrez vous vanter d'avoir bien mérité de Dieu et des liommesjdelareligionetdel'humanitéjpassez-moilemot.
On ne saurait croire le mal que font ces philosophes modernes! Monseigneur Bouvier leur attribue la penpée extravagante d'abolir la peiné de mort 1 Effectivement, je trouve la preuve de la justesse de cette assertion dans une lettre de l'un d'eux. Ce philosophe moderne s'appelait saint Augustin; il était évéque d'Hippone^ collègue, comme vous voyez , de monsei^eur Bouvier. Quelques sectaires, ayant assassiné un prêtre catholique, avaient été pris et allaient subir la peine capitale. Saint AuRuslin écrit au tribun Marcellin : « il faut que ces hommes subissent, au lieu du supplice, la prison, aOn d'être ramenés d'une énergie maiiïiisaate à quelque travail utile, et de la folieducrimeâla raison et au repentir. » Mais monseigneur Bouvier n'a besoin que d'un sorite et d"uii eiithymème pour faire toucher au doigt .l'absurdité de cette opinion. Quand un membre est malade , dit-il iogéniflusement , il faut le couper. IL fout le guérir! s'écria un philosophe moderne devant qui on lisait ce passage.
Nous arrivons à la politique. C'est le meilleur endroit du livre. Vous allez voir comment on étudie le droit conslilulionnel dans les séminaires et les collèges ecdésiostiques.
Digilizsd by CoOgle
Le prélat philosophe commence naturellement par flétrir le dogme impie de la souveraineté du peuple ex quo lugmdiB provenerunt calamilates. Il ruine d'un mot le système de Rousseau. <( En eiïet, dit-il, si tous les hommes sont égaux, comme le veut le citoyen de Genève, il n'y aura donc pas de chefs parmi eux?» On doute que le citoyen de Genève eût répondu à cet argument.
Théorie du droit divin : — « L'autorité suprême vient de IMflU et ne peut venir que de Dieu, parce que la puïssancecivile s'est que l'image de la puissance paternelle, laquelle vient évidemment de Dieu.
- «Dieu seul peut juger l'autorité suprême, parce que seul it lui est supérieur. ■ — Dieu, c'est-ànlire ses ministres, le clei^.
Théorie du bon plEdsir.— « Lesprtnees ne sont, & pro- < prônent pulw, tenus par aucune loi civile, car ils ne « pouirtdent âtre tenus que par des lois faites par d'aù- « très que par eux-mêmes. Or, cela ne peut être, puisc qu'ils ne reconnaissent aucun supérieur dans l'ordre « temporel, et leurs propres lois ne peuvent les (Aliger, « parce que nul ne s'oblige soi-même. » (P. 605, 6' éd.) Cependant le prélat veut bien avouer que les princes doivent se soumettre aux lois qu'ils ont fïiites , mais c'est pour le bon exemple, et nw en vertu d'an mandat obligatoire.
Théorie de l'absolutisme pur. — t II n'est jamais per- « inis de alnsurger contre l'antorité aopréme, guand
< même ceux qui VexerceiU traiteraient leurs sujets avec
a rigueur et dureté. Un prince non plus qu'un père ne « peut perdre ses droits par l'abus du pouvoir... Un « sujet injuatement Y&ié par son prince ne peut seré- « volter, mais il doit idotAt prendre la fuite.
s Aussi c'est un crime horrible que, sogs prétexte de ' « réformer les abus, de soulever contre le prince un « peuple armé et de forcer le prince à jurer une nou^ « Telle constitution.— Ces/ lààela rébellion. » {P. 606.)
Patience, lecteur, et attention. Nous ne sommes encore qu'en 89. Nous arriverons tout k l'beure en 1830. Patience ! admirez en attendant cette doctrine des coupsd'état :
« S'il se présentait de ces cas extraordinaires dans a lesquels les Chambres ne pourraient être assemblées, « ou, assemblées, voudraient usurper le pouvoir royal, niln'eitrienqaeUprMeeiupùtfairay nilàl eitquod tî^prineeps facere non postet. > Ici le prâat cHe t'artieïfl \à de la Charte de Louis XVIII : b i.c roi fait les règlements « et ordonnances néci;^s;nri',-, nie. n l'uis il ajoute: « Celte disposition n'est pas répétée daus la Charte du
< 7 août 1830; maù it n'^ pas douteux que le roi, « dans un péril extrême, ne pùi faire la même tAote, 1 parce que (a loi naturelle l'enseigne, k (IV 624.) Charles X aurait eu cette permission en vertu du droit divin. Saisissez bien la distinction, s'il vous plaît : elle est ijnpcurtante.
Oa seat combien il est néCBssùrequetess&iiilnariBtes
aient sur la politique -des idées arrêté : aussi prend-on soin de les leur litire, pour plus in srtreU; t'I (l'uniformité. Mais au proUt de qui établit-ou à la monarchie de si beaux droits, de si larges privilèges? C'est là !e point. Vous vous imaginez que c'est uq témoignage de reconnaissance en\ers la royauté de Juillet, qui a donné à monseigneur Houvier sa crosse et sa mitre, comme à monseigneur de Bonald son arelievêdié et sa barrette ï Vous serez détrompé et éclairé dés que vous aurez jeté les yeux sur le dernier chapitre intitulé : 'lEVOlR des SUJETS ENVERS L'USURPATEUR.
« Il est certain que l'usurpateur qui s'est emparé de « Tantorité par violence ou par rnse est, suivant les pa-
« rôles du Scythe de Quînte-Curce, un grand voleur. Il « n'a aucun droit sur le [leujjle «lu'il se [iroposci <U: •■m- « verner. Cependant il fait des lois, donne des comman- « démente, inflige des p^es. Que doivent ou que peo- < veni de Mêles sujets?
1 Us sont tenus d'obéir dii prince léfjil'me, tant qu'il « le demande et le croit iilile pour lui, car ils ne sont • pas, par le fait seul de l'usurpation, déliés de leur « flerjDOit de fidélité. A la voix du prince légitime, ils « doivent jpreadre les armes cmore VttsurpaieaTy Ca$iiéa ger, le vaincre, le chasser. Vi\m plus, ILSDOITENT l'aS- B s\ssii\Eii coMMiî LN M.vLi'AiTELR, si le priflce légitime « l'ordonne expressément (1). »
(1) Ad i{MîiM voeem iebm «ibditi arma sunure, illum expugnare,
Il est écrit dans le Décalogue : non oceida, et dansles
commandements de Dieu : homicide point ne aerat. Et \'oilà un évègue qui enseigne l'assassinat an nom de la religion et de la philosophie ! Ce chapitre ne peut avoir été écrit de la main de Monseigneur. 41 se sera glissé dans son manuscrit, et à son insu, quelques feuilles des cahiers de Jacques Clément, qui, lui aussi, était séminariste.
Cette doctrine du régicide inventée, comme l'on sait, par les jésuites, n'a jamais manqué de reparaître dans leurs livres. Ni le temps, ni les événements, rien n'a pu les coDtraindre à la retirer, ni à la modifier, ni même à la dirairaoler. Hariana avait écrit dans son livre (îe Regeqae « la voix publique et l'autorité de personnages graves et savants(comme sont les jésu ites, par exemple) suffit pour donner à tout particulier le droit de tuer le tyran. > Les jésuites se tirent d'affaire sur ce passage en distinguant entre le Soi et le tyran,. Tout se réduit donc à définir le tyran; c'est la moindre des choses, et quand il n'y a plus que cet obstacle entre lecœur et le poignard, le souverain court grand danger. Eh bien, voici en quels termes s'exprime un prêtre dans nne apologie des jésuites, en réponse au livre deHH. Hichelet et Quinet :
< On pent assurément abuier des doctrines que nous
vàicere et exptlkre, li pottba. tmo fbivaiiii illdm tahqdjui TOBUctw ■ALEFACTWEH OGCtDEBl, ri Ugilimus prifKfps id expreui jvitai. (P. 62B.) ■
X avons examinées; onabusedetout; mais je m'adresse c aux Aomnti» de bonne foi Cette doctrine de Hac riana n'est-elle pas au fond la leur? Ne soyons pas
« esclaves de la lettre : tuer est un mot bien laid, je le (( sais ; mais c'est aussi une belle chose que la logique ! « £b hien 1 la question est posée : Que doît&irc un peuce pie opprimé? Se délivrer; comment?Par des moyeria « de doucenret de prudence, s'il est possible, sinon par ■ la révolte, qui n'est séditieuse qu'autant qu'elle n'a « pas de raison, comme dit le chancelier, auteur de 1'/- « tnitationde Jésus-Christ. Mais le tyran trouve moyen « d'échapper la déposition} il a des poudri^es, des « machines à bombardeTy en un mot, des piVeouffoiu « prises ; faut-il que le peuple se croise les bras, et se V couche alors pour fàire le mort dans son ignominieuse « insouciance? Un coup hardi lui donnerait la liberté et « la vie; prononcez : Qu'est-ce qv^vtnpmple et qu'est-ce
Certainement, d'après cette théorie, et puisque la logique est une belle chuîe, i! faut absoudre Ravaillac. Tout au plus pourrait-oa lui reprocher de s'être trompé, mais sa bonne foi étant incontestable, il a commis en assassinant Henri IVàpeine un pécbé véniel.
Vous observerez que ce livre du solitaire, par «ne distinction spéciale, est aHichë à la porte et jusque dans le vestibule des églises.
(I) Let Jimiia, par an Htifidre.
Oq est épouvanté de voir de pareille borreurs émises, discutées, dérendues de sang-froid, et par qui ? par des prêtres ! Et ce qu'il y a peut-être de plus affligeant encore et de plus significatif, c'est que mil ne s'en étonne, A force d'abuser âu scandale» Ua l'ont uaé; il n'y en a plus !
Supposons monseiirneur Bouvier tranquillement assis dans son cahineL, Un valet de chambre vient lui apprendre qu'un des diocésains de Monseigneur désire soumettre à sa griice un cas de conseiencp. le prélat lampU de charité fait un signe, le consultant est introduit et s'exprime à peu près en ces termes :
« Monseigneur, j'étais fonctionnaire sous noire lion roi Charles X, et je reste dévoué de cœur à son petitfils. J830m'a dépossédé, mais anjonrd'hili le gourerasment m'offre ijne place afin de me rallier, comme ils disent. J'aurais bien envie d'accepter, car enfin cette place est brillante, il ne s'agit de rien de moins que d'ôtre premier président?... » — « Mon fils, que votre conu science soitsn wpt^. H e^ permis eom le règne de s l'usurpateur d'exercer des fonctions publiqoes, des « magistratures civiles, car il ost nécessaire que les lois •: soient observée^, et elles ne peuvent l'èlre si l'on ne «.cboisit des magistrats qui veillent continuellement à < l'observation des lois et à la tnuiquillité publique. « Ceux qui acceptent de pareilles fbncUons dans des a intentions droites, n'agissent pas contre la volonté « présumée da prince légitime* lis font mtoie une chose
« qui lui doitélre agréable, car ils survc.nt jilus cfficacc- « ment aa cause que si, restant dans la vie privée, ils « cédaient la place aux méchants et aux amis de l'usur- « pateur. »
— Sans doute, Monseifriieur. C'est ce qui; je me suis déjà dit; mais, ce qui m'embarrasse, c'est le serment.
— «Us peuvent, en entrant en fonctions, prêter ser- « ment à l'usurpateur, car ce serment est prêté à des flns a licites et louables. »
— J'entends bien. Mais, si Henri V revenait, ce serment me jetterait dans UQ nouvel embarras. Or, je ne me soucie pas de renoncer à mes avantages, dans le cas d'une seconde restauration I
— Aussi, vous n'y renoncez pas. — « Mais, quand « les choses cbungcront, quand le prinee légitime rc- « prendra l'autorité qui lui appartient, le lien du ser- « ment prâté & l'usurpateur est aussitôt rompUj parce « qu'il ne sulœisterait plus que pour une chose illicite. »
• — Bien obligé. Monseigneur ; vous me soulagez d'un grand poids. Je vais accepter la place et prêter serment.
Lesdéputésqui ont (aille pèlerinagede lielgrave-Square n'aviùent pouc toute explication et Justiflcafion qu'à lire à la Chambre cette page des Institutions philosophiques de l'évôque du Maïis. On n'aurait pas eu àlour adresser le moindre reproche, puisqu'cnfin ils n'ont fait autre chose que de pratiquer une doctrine enseignée avec l'autorisation du gouvernement. De quoi le gouvernement se plaint-il ? ■
. Un second con&oltan't se présente : — Honseignenr, je suis militaire. Vous savez que l'armée d'Henri V assiège Paris; on m' ordonne de marcher contre lui avec mes hommes.
■ — « S'il arrive que l'usurpateur donne des ordres « contre le prince légitime; si, par exemple, ilcom- <L mande de marcher en armes contre lui ou contre son c armée, alors il n'est pas permis d'obéir, du moins « tant que la cause du prince légitime n'est pas déses- « pérée. »
— Hais, Monseigneur, siTon veut me fusiller!
— Ah! c'est difTérent! « Celui qui serait obligé, sous « peine âe mort, comme soldat, de prendre les armes et « l'habit militaire, et de rester dans les rangs de l'armée, a pourrait le faire en allendanl foccasion de fuir, mais « il ne pourrait frapper les défenseurs du prince légi- « time, ni les blesser, ni les tuer. >
— Comment, Monseigneur, il faudra donc marcher les bras croisés, ou tirer en l'air? Et puis, vous ne savez pas? ce prince revient porté sur les bras de l'étranger; son armée, ce sont les troupes de 1815, des Prussiens, dos Russes, des cosaques, des ennemis de la patrie.
— Que dites-vous, mallieureux ! a II ne fbat pas con- « sidérer comme ennemis de la patrie lés armées étraD-
' « gères qui défendent la cause du prince tégitime et « combattent contre ses sujets rebelles : ce sont pluUU "DES AMis ETDESBiKBFAiTEims. Il est vroi quB leuf
« secours est onéreux, mais les maas qu'ils causent doi- « vent être attribués UDiquement aux rebelles. » (P. 629 a et 630, 6^ édit.)
Ainsi, mouseigueur Bouvier autorise les faux serments et le parjure, dans des vues licites, il est vrai. Dans les mêmes vues, il recommande la désertion, la trahison, et glorifie l'invasion du sol national par les armées étrangères. Les rois sont rois légUiiiits (lur le droit divin, et ce droit, ce sont les prélres qui en décident. Voilà ce qui s'enseigne dans les séminaires concuremmeat avec la légitimité de l'esclavage, l'utilité d'une éducation bornée, et les cas de conscience des l'P. Uousselot et Sœttler.
Voilà les doctrines inculquées aux frais de l'i^tat à vingt mille séminaristes. Ce sont les germes d'une guerre civile que ces vingt mille séminaristes, devenus curés, sèmeront par toute la France, a l'aide de la chaire et du confessionnal.
£t les évéques se plaignent que leur enseignement n'est pas libre!
Souvenez-vous surtout que le livre de monseigneur Bouvier en est à la sixième édition ; que nulle surveillance, sinon celle des évêques, ne s'exerce sur les séminaires où de pareils ouvrage^ servent de base aux éludés. " '*
Ce monstruëax ens^gnemeat a été dénoncé à la Chambre. L'orateur, emporté por son émotion, a commencé imprudemment par eiïipipyer l'expression juste ;
Il a qualtflé ces doctrines dïn/dmest Ailssitfit la Chambre l'a arrêté : elle n'a pas voulu en entendre davantage; elle n'a pas voulu être éclairée, parce qu'elle a préjugé qu'il y avait hyperbole, en sorte que c'est l'énormité même du fiiit qui lui sert de sauTegardé.
Si pourtant la Chambre avait permiB la preuve, la preuve irrécusable, celle qui résulte de la lecture du texte, quelle opinion aurait-elle eu à cninttre? qu'il y avait urgence à faire surveiller par l'Ëtat renseignement des séminaires. Cette proposition a été vingt fols d^à mise en avant par les organës de la presse. Le Journal des Dèhati, entre autrès, a demandé au clergé réclamant le droit commun et l'égiilité pour tous devant la loi, s'il consentirait à laisser l'I^ltat surveiller les séminaires comme il Burveîlle les collèges. Là-dessus, VUhiven a déchaîné ses fureurs; M. de Chartres indigné a saisi sa plume, son recours et sa consolation ordinaires, et M. de Perpignan aussi a envoyé sa lettre au journal religieux.. Le lecteur ; qui connaît sulUsamment M. de Chartres, ses opinions et son s^le, ne sera pas f&ehé de faire connaissance avec H. de Perpignan^
« On demande donc, dit ce prélat, on demande donc « que les séminaires, daus le cas où la libre concurrence « serait accordée eu faveur de l'instructiou publique, c toietu régis par le même code gue les collèges et Ut « pensions /algues,- que l'état (c'est-à-dire lUoiver^té) %yai$le droit d'entrée, de visite et de surveillemee.
• Même code dans les séminaires et dans les établisse
menis laïques! conséquemment, mémos règleB, mêmes exercices de piélô, marnes leçons, y compris, sans ilijute, celles de danse ci d'escrime '. Le tambour même, lorsqu'on le jugerait opportun, y remplacerait avantageasemoat le son de la clodie, pour donner le lignai de* exereicet religieux l
« Même droit d^enlrée, de visite et de surveillance, et conaéquemment nie^siiiurs les uliieiuis de ITuiversilé auraient à toute lieure le droit de visiter les saiios d'étude, da&BBBj bibllothèquee, et saaB doute aussi lea cellules, réfectoires, chapetles, Bwristles et confeesioDsaux des séminaires ! auraient le droit de surveillaoce sur les supérieurs, directeurs, professeurs et élèves de ces établissements } sur l'enseignement qu'on y donne aux élèves du sanctuaire; sur l'raiseignement du chant grégorien, des cérémonies sacerdotales propres à chaque ordre et à chaque solennité ; sur l'enseignement de l'histoire ecclésiastique, de l'histoire < sainte, de la théologie dogmatique, morale et mystique; ils pourrairat interroger les élèves sur la manière d'administrer les sacrements, de foire l'oraison mentale, etc. Ce n'est pas assez ; ils pourraient se faire rendre compte de la moralité des ecclésiastiques préposés à ces établissements, juger de l'orthodoxie de « leur doctrine, et choisir, potir remplir ces sublimes « fbnetions, tels et tels membres bien connus pour leur « bienveillance envers le clergé, pour la pureté de « leur morale et l'orthodoxie de leurs principes! A ces
« conditioDSj les pères de famille obtiendraient la libre
« concurrence dans l'instruction publique.
« Le marché vous convient-il? dit-on aux évèques « avec une extrême politesse. . • . roiià le point sur lequel 1 nous vous sommant de dire votre dernier mot!
« Eh bien! non, ce marché ne nous convient pas; « cent fois non : l'épiscopat ne souscrirait jamais à des « conditions aussi lyranniques et aussi absurdes.
fc Dans tous les siècles et chez tous les peuples, les « évèques ont conservé le droit de choisir, de former et « d'instruire dans la science' sacerdotale, par eux-mêmes « ou par des hommes de leur choix, les membres qu'ils a jugent dignes d'être agrégésàla tribu lévitique; etce t droit, sans lequel il n'y aurait plus de sacerdoce pos- « sible, ne peut leur 6tre ravi que par nne tyrannie qui •: n'appartient qu'aux siècles barbares dont nous sommes s heureusement éloignés (!)• »
Il est affligeant de- voir, à propos d'une question si . sérieuse, un homme grave, un évèque, se lancer à plaiéir dans des extrémités folles. H. de Perpignan ne peat donc concevoir la surveillance de l'État sur les établissements ecclésiastiques, sans se représenter aussitôt les tambours battant au milieu des séminaires, et les séminaristes, diacres et sous-diacres prenant des leçons de danse et d'escrime? n voit d^à les olAciers de l'Uni- Tcrsîté visitant les chapelles, les sacristies, les contes-
(1) VVaîvm du 17 jaavier 1844.
sionnaux, interrogeant sur l'oraisoD mentale^ etc., etc. M. de Perpignan a cru ce dénombrement bien piquant» bien spirituel, bien propre à mettre en relief l'absurdité
de la surveillance de l'Étal. C'est autant d'esprit perdu, et il semble que M. de Perpignan devrait élre meilleur ménager de cette denrée. Mais quoi ! il parait réellement impossible k certains membres du cle^ de <»mprendre l'usage séparé de l'abus, et l'exercice d'une autorité qai se renferme dans les bornes de la raison. Ou les évêques exclusivement, ou exclusivement l'KUit; des leçons libres de régicide et de légitîmisme, ou des leçons contraintes d'escrime et de danse ; point, de niiitieu. C'est ainsi que H. de Perpignan voit les cboses.
Vous observerez en passant qucmonseigneur François admet que l'Uni versilé représente l'Kliit : l'Etal, c'est- âdire l'Université. Vous avez entendu M. Affre et les autres nier avec force cette doctrine/C'est selon les besoins de la thèse qu'on soutient pour le moment.
« Les évêques ne souscriront jamais à des conditions aussi lyranniques et aussi absurdes', u La tyrannie et l'absurdité consisteraient à leur retirer les moyens de renverser le gouvernement et de bouleverser la société lorsqu'il leur plaira. C'est leur droit, sans lequel t7 n'y aurait plus de sacerdoce possible. Les en priver, c'est retourner aux siècles barbares ^il me semble au contraire que les siècles barbares étaient ceux où ils jouissaient pleinement de ce droit et l'ex^^ent à leur gré. Ënfln, gr&ce à U.-de Perpignan, nous voilà bien fixés sur le
sens vrai des réclamations de l'épiscopat : La liberté pour tous, clercs et laïques, l'égalité devant la loi, le droit commun, c'est-à-dire que les laïques seront soumis à la double surveillance, au double coutrOle de r£tat etduelergé, et les clercs ne seront soumis à aucune espèce de contrôle ni de surveillance de la part de personne.
Beste à savoir si les Gh&mfirflB l'eDlendront aiasi.
Dernlèremeat H. le ministre de l'InstructioD puUiqtie, se souvenant des ordonnances de 1828, qui sont censées régir actudloment l'cnseigrusment eœltisiastique, eut la fantaisie d'en faire observer un point, pour voir. Curiosité un peu tardive^ mais la proverbe l'excuse. M. VillemEûn écrivit donc aut évegnes pour rédamer la déclaration imposée à tout professeur dans un séminaire de n'appartenir à aucune congrégation non autorisée par les lois du royaume. Ce serment fut refusé net, et la Quotidienne s'arracha les Neveux en criant à la tyrannie des consciences. A la veille de la liberté d'enseignement exiger une déclaration semblable, c'était chose insupportaiile !
Que faire, cependant, que devenir, pris entre des lois positives d'une part, et la conscience des jésaites de l'autre? C'est une position bien délicate. Heureusement que M. le ministre des Cultes est Ifi pour nous tirer d'afTaire. M. Martin monte ii la tribune et alïirme qu'eu peut Être parfaitement tranquille, puisqu'il surveille de près l'enseignement des séminaires, lui, H. Martin ; que les doctrines 3F sont parfaitement sûres et gouvernement
ta/es ; que les ordonnances lic 1828 y sont mainlenues avec une rigueur iaoule (i), et qu'il a reçu de l'épiscopat en général les réponses les plus satisfiiigantes. Quant à M. îîouvier particulièrement, il ajoute, ut M. fie La Hoclirjaquelcin confirme cette assertion, que lin tniis les évêques de France, c'est le plus dévoué au gouvernement de Juillet Sur ce pied, les autres n'y tiennent guère, car ea&n les écrits sont là. Mais la Ghanibre ne veut pas les connaître ; elle préfère s'en rapporter à la parole ùa H. Ui^Un»
(1} Il a. citd une prenvai Lu ordonnances prescrivent pour laus les élèves l'habit ecdéiiaaUqne, la soutane, cnQn. M. Marliii annonce qu'ils perlent un h^t sombre et uniforme qui peut passer pour un habit eeeUtiattiqiu. 0 &MOb«rl-.