INTRODUCTION XV
se füt déjugé lui-même avec une telle audace? I] se trouve que, bien loin d’avoir le sens scandaleux qu’on lui prête, le chapitre v de la VI° partie est un de ceux où un esprit de liberté et de mansuétude est venu adoucir la rigueur des règles de l’obéissance. Le chapitre a pour titre : « Quod constituliones peccali obligationem non inducunlt », ce qui signifie : « Que les Constitutions n’obligent point sous peineïde péché »; et le chapitre a pour objet de déclarer que les vœux de pauvreté, chasteté et obéissance et celui qui lie la Société au Souverain Pontife obligent seuls sous peine de péché; qu'il n’y a péché à désobéir aux Constitutions que si le supérieur ordonne d’en exécuter quelque partie au nom de J.-C., ou en vertu du devoir d’obéissance, parce qu'on veut que les Jésuites les observent, non par crainte du péché, mais par amour de la perfection ‘. C’est ce chapitre,