‹ Les JésuitesChapitre 32 sur 111 · INTRODUCTION . XXXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION . XXXIX

que les procédés par lesquels ils obtenaient ‘ces succès n'avaient scandalisé leurs consciences. Il est hors de doute enfin que les interdictions édictées par Rome ont anéanti tous les efforts des missions chrétiennes, déjà bien compromises par les querelles intestines des missionnaires des divers ordres. Il est permis de croire que le christianisme des Jésuites de Chine, mélangé de confucianisme et du culte des ancêtres n’était pas d’une orthodoxie bien rigoureuse, et que les conceptions religieuses des néophytes n'étaient pas radicalement modifiées ; mais l’œuvre entreprise par les Jésuites semblait destinée à rendre à la civilisation en général des services inespérés, en faisant pénétrer en Chine les idées, les sciences et les arts de l'Occident et en créant entre les deux formes les plus lointaines, mais aussi les plus parfaites de la civilisation, des liens de sympathie et d'intelligence. Les Jésuites, si fermés partout ailleurs à tout ce qui n'était pas le catholicisme et la tradition romaine, ont éprouvé en Chine un véritable attrait pour cette civilisation, où les traditions jouaient un rôle si considérable. Ils voyaient dans l'antiquité de cette sagesse et de ces rites comme un signe de leur divine origine, et c'élait avec une évidente sincérité que des Jésuites, comme le P. Le Comte dans ses Nouveaux Mémotres sur l’État présent de la Chine, présentaient Confucius comme un saint inspiré de Dieu, et regardaient . les Chinois comme ayant reçu une sorte de révélation, qui avait fait de la religion des Sages et des Empereurs une religion identique au éhtistianise, par l'adoration du même Dieu, Seigneur du ciel et de la terre.

. Les rites Malabares étaient plus difficiles à admettre que les rites Chinois, au fond assez innocents, puisque lés honneurs rendus à Confucius et aux ancêtres

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