‹ Les JésuitesChapitre 36 sur 111 · INTRODUCTION XLIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XLIII

religion chrétienne. Clément XI, effrayé, envoie en 1720 un nouveau légat, Ambroise Mezzabbarba qui, le 24 novembre 1721, accorda « huit permissions » par lesquelles tous les rites Chinois redevenaient licites. Les ennemis des Jésuites et surtout monseigneur Maigret, continuèrent d'agir à Rome et, malgré les avis contraires des évêques de Pékin, des franciscains, Clément XII, le 25 septembre 1735, interdit l'usage des « permissions » de Mezzabbarba. Enfin, le 11 juillet 1742, Benoist XIV mit fin à la question par la bulle £x quo, qui remettait en vigueur les interdictions de 1704 et 1715. Les pratiques soidisant idolâtriques tolérées par les Jésuites étaient abolies, mais les missions chrétiennes avaient reçu en même temps un coup mortel. Malgré la faveur dont divers Jésuites continuèrent à jouir auprès de la Cour de Pékin comme savants, comme industriels et comme artistes, la conclusion de cette triste histoire se trouve dans une lettre écrite le 6 octobre 1743 par le P. Hallerstein à son frère : « Vous demanderez sans doute quelle impression a faite ici la nouvelle constitution du pape Benoist XIV sur les rites - Chinois. Je réponds : celle qu'elle devait faire. Nous l'avons reçue, nous avons juré, nous l’observons. Et de fait, il n’y a plus tant de difficultés, cette chré- … tenté de Chine étant presque réduile aux pauvres gens, qui eux-mêmes ontà peine de quoi manger el de quoi se loger, bien loin d'être en état de faire des oblations et des sacrifices aux ancêtres !. » Il en fut des rites Malabares comme des rites Chinois. Bien que les décrets de 1645 et de 1669 les eussent visés cn même temps que les rites Chinois,

1. Cité par le P. J. Brucker, dans lexcellent article Chinois (rites) du Dictionnaire de Théologie catholique, qui nous a beaucoup servi.

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