LII INTRODUCTION
se croit due. Je sais que cette loi de l’abstinence ét du jeûne du carême, que l'Église va bientôt publier, deviendra une loi chimérique si Chacun, idolâtre de sa santé, ne veut avoir égard qu'à sa délicatesse ou, pour mieux dire, qu'à sa mollesse. »
$S 3. — La Politique des Jésuites el les « Monita secreta ».
Parmi les nombreuses accusations dont la Compagnie de Jésus a été l’objet, une des plus graves et des plus fréquemment répétées a été celle d’être un gouvernement occulte, d'avoir constamment enveloppé de mystère, non seulement pour le monde, mais pour l’ensemble des membres de l'Ordre luimême, les actes de sa politique et les mobiles de ces actes, et d'avoir eu, à côté de ses. règles et de ses lois connues et avouées, des règles secrètes, dont les chefs réservaient la connaissance à leurs affidés les plus sûrs et qui contiennent la pensée intime et l'esprit même de la Société. Parmi ces règles secrètes, les plus célèbres sont celles qui furent. publiées en 1614 sous le titre de : Monita privata. Soctetatis Jesu, et qui sont universellement connues sous celui de WMonita secreta.
M. Hermann Müller, dans son livre sur Les Origines de la Compagnie de Jésus, où il a soutenu avec ingéniosité la thèse paradoxalé qu'ignace de Loyola aurait calqué son Institut sur les contiehtes musulmanes, ne met pas un instant en doute que ce gouvernement occulte, ces règles secrètes ne soient un emprunt fait à ces confréries, qui exigent en effet le secret de leurs adeptes vis-à-vis des gens du dehors, et aussi entre eux, en ce sens qu'ils ne Sont instruits des règles de leur Ordre qu'au fur 5t à mesure de Jeur initiation. | 7