INTRODUCTION LXVII
Scioppius, qui y publia une nouvelle édition des Monita sous le titre qui leur est resté de Monita Secreta S. J.Ce spadassin de lettres, né le 27mai 1576, à Neumarkt (Haut-Palatinat), habile latiniste et philologue, après avoir abjuré le protestantisme à Rome en 1598, se mit à produire avec une verve intarissable, sous son nom et sous divers pseudonymes, des pamphlets venimeux, d'abord contre les protestants allemands et Jacques I°° d'Angleterre, puis contre les Jésuites, les cardinaux et le pape, et surtout contre J.-J. Scaliger. Dans la préface de son édition des Monita, Schopp raconte que, lorsque Christian de Brunswick pilla le collège des Jésuites à Paderborn, il y trouva les Monita et les donna aux Capucins; «la même chose, au témoignage de gens de bonne foi, arriva au collège des Jésuites de Prague ». Friedrich prétend que l’Instruction donnée à Forer lorsqu'il dut écrire, sur la prière de sa Compagnie, une réponse à Schopp sous le titre : Anatomia Analomiae Socielatis Jesu seu Antanalomia, Innsbruck, 1634, confirme cette affirmation. Mais c’est le contraire qui est vrai. L'Instruction a pour objet de réfuter l'affirmation de Schopp qu’un manuscrit des Monila aurait été trouvé au collège des Jésuites de Prague, non pas du tout en 1611, date à laquelle M. Friedrich place un pillage du collège par les Saxons, mais en 1631, date véritable de ce pillage, par conséquent bien longtemps après la première édition des Monita. De sorte que, même si un manuscrit avait été vraiment trouvé en 1631, cela ne ferait en rien connaître la provenance du texte publié par Zahorowski. Ensuite l’Instruction nous fait connaître que, deux mois avant l’arrivée des Saxons, deux exemplaires des Monita avaient été envoyés à ce collège, l’un par un prince protecteur de la Société, l'autre par un autre ami, textes différents l’un de
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