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avait son quartier général à l’église des révérends pères dela rue Saint-Antoine, quartier alors habité par les plus opulentes familles de France, et, en même temps, par la bourgeoisie commerçante.
Le père Graffet, un des’ agents les plus actifs et les plus habiles de la Compagnie, dirigea de 1668 à 1692 la grande congrégation dite des Messieurs, parce que pour y être admis, il fallait être gentilhomme ou appartenir à l’opulente bourgeoisie. Ge Jésuite publia en 1678 un tout petit livre intitulé : Manuel à l’usage des congréganistes. est fort rare; en voici la raison.
- Conformément aux instructions du père Graffet, on n’en donnait qu'à ceux des affiliés dont on avait mis à l'épreuve le zèle et surtout la discrétion. Les congréganistes du temps de Louis XIV, comme ceux de la Restauration et de 1869, tout en ayant l’air de ne pas craindre la publicité, même de la rechercher, n'en formaient pas moins des affiliations mystérieuses en ce sens que les chefs, c’est-à-dire Les Jésuites, possédaient seuls le secret de l'institution.
Chaque affilié, aussitôt qu’il avait subi certaines épreuves, absolument comme chez les francs-juges d’AIlemagne, recevait le petit Manuel à l’usage des congréganistes, dont quelques exemplaires portent le titre suivant : Règle de la maison professe de Notre-Damede-Saint-Louis, à Paris. Ge petit livre, composé de cent quarante-trois pages et contenant les statuts de là Congrégation en vingt-six articles, était rigoureusement réclamé par les révérends pères à la mort de chaque congréganiste, et les familles qui ne l’auraient pas rendu se seraient exposées aux investigations les plus rigoureuses. Les Jésuites ont eu de tout temps des relations