‹ Les jeunes Français de toutes les époquesChapitre 31 sur 55 · EPILOGUE · texte numérisé non relu

EPILOGUE

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Sommaire.

Bourbou lourue ses armes contre la France. — Ënguerrand esl blessé • ses côtés au siège de Home. — Bourbon marche devant '. — Mort du dnc. — s"obsèques niaguifiques. — l'n dernier témoignage «le reconnaissance.

Enguerrand de Sauvigny devint l'un des hommes de guerre les plus distingues de son temps. Jamais il n'oublia les bontés qu'avait eues pour lui le due de Bourbon; lorsque, victime de la jalousie du roi et de l'avidité de la reine-mère, le connétable perdit tons ses titres, toutes ses dignités et tousses biens, ainsi que le lui avait fait craindre Jehan, les deux Sauvigny lui restèrent Mêles et dévoués, avec le vieux comte de Montmarcet. qui, à l'âge de quatre-vingts ans. s'exposa de nouveau pour lui aux hasards de la guerre : avec Laqueulhe, Pompérantet un petit nombre d'anciens serviteurs, ils le suivirent en Italie, déplorant sans doute la résolulion qui lui mettait les armes à la main contre la France, mais bien convaincus de l'iniquité de ses adversaires : tous l'aidèrent de leurs personnes et de leurs bourses dans cette longue campagne où, abandonné par Charles-Quint qu'il servait, et dont il ne put jamais tirer aucun secours, il déploya un génie militaire et une valeur supérieurs à tout ce qu'on avait vu jusque-là.

Au siège de Rome (1525), Enguerrand fut blessé uses côtés, au même moment <jue Bourbon fut tué par derrière, ainsi que Bridier, un de ses écuyers. dette mort fut évidemment le résultai d'une (»(lieuse trahison ; mais on n'en découvrit jamais la source.

Enguerrand, tombé à enté de Bourbon, entendit ce grand capitaine répondre de sa voix mourante à deux soldats qui, s'inquiétant de son absence, se demandaient de ses nouvelles : « Bourbon marche devant! » (les dernières paroles passèrent en devise chez ses descendants, et pendant près de trois siècles nos rois ont. dit aussi : « Bourbon marche devant î »

Les deux Sauvigny suivirent les dépouilles mortelles de leur bienfaiteur jusqu'à Naples, où son armée victorieuse lui lit des obsèques magnifiques*, et Enguerrand fit graver sur le tombeau du connétable cette épitaphe. dernier témoignage de son admiration et de son dévouement :

Aucto imperio, ■ Gallo victo, • Superatâ [ta lia,

Pontifice obsessa, « Roinà caplâ, •( Borhonius hîc jacet.

« Après avoir agrandi l'empire, vaincu la France, subjugué « l'Italie, assiégé le souverain pontife, pris la ville de Borne, ci-git c< Bourbon. »

LES

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